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Retourner à la liste Imprimer 2010_03_01_meetingwasquehal1.pdf Mar 2010
[VIDEO] Régionales 2010 - Meeting Front de Gauche à Wasquehal

En présence notamment de Valérie Pringuez, Marie Pierre Cauwet, Francis Provost...

Notre camarade Marie Pierre Cauwet est candidate sur la liste Front de Gauche «L'Humain d'abord » pour la Coordination Communiste. Valérie Pringuet est numéro 2 de la liste, syndicaliste qui a participé à la récente lutte des Pimkie dans la métropole lilloise. Nous publions ci-dessous deux interviews de notre journal Chantiers dans le cadre de notre campagne pour la liste régionale « l'Humain d'abord » à laquelle nous participons, ainsi que notre tract de campagne (4 pages).

Extraits vidéo du meeting

Cliquer sur les images ci-dessus pour télécharger les deux parties du tract au format pdf (4 pages)

Chantiers : Peux-tu nous rappeler l’origine de l’engagement de la Coordination Communiste pour la liste « L’Humain d’abord » ?

Marie Pierre Cauwet : Notre organisation s’efforce depuis plusieurs années de militer avec d’autres forces politiques de ce que l’on appelle le camp antilibéral, c’est à dire les partis et organisations qui ont mené ensemble campagne pour le NON au traité de constitution européenne en 2005, contre les partisans du libéralisme européen : l’UMP, le PS et les Verts. C’est dans les luttes essentiellement, mais aussi à travers certaines campagnes électorales, comme celle des municipales l’année dernière où nous avons présenté des candidats sur les listes antilibérales de Villeneuve d’Ascq et Wasquehal, que se reconstruit progressivement une force unitaire, une gauche combattive, qui sera à même de lutter réellement contre la prochaine réforme des retraites par exemple et dans bien d’autres batailles à venir contre la politique de Sarkozy et du Medef, comme la grève des Total dans le dunkerquois, les Phillips, Ikea, les profs en colère…

En tant que communistes, nous voulons participer avec nos camarades de lutte, avec tous les travailleurs qui prennent conscience jour après jour de la barbarie du système capitaliste, en particulier dans notre région de plus en plus dévastée par la crise, à la construction de cette force politique alternative indispensable, de terrain, au service des travailleurs et libérée des sectarismes.

Il est clair que c’est la division à gauche qui a permis les échecs aux présidentielles et aux législatives. La liste « L’Humain d’abord », comme les autres listes équivalentes existant dans la plupart des régions, est un signe que nous sortons progressivement de ces divisions, même si nous regrettons que le NPA et LO fassent encore « cavaliers seuls » au nom d’un purisme révolutionnaire qui en fin de compte conduit à la division des travailleurs…

Chantiers : Quel est l’apport de la Coordination Communiste à cette campagne ?

Marie Pierre Cauwet : Cette campagne s’inscrit dans une action de long terme qui vise à créer un front politique antilibéral alternatif à l’insupportable bipartisme qui règne en France aujourd’hui. Ce front s’élargit d’élection en élection, à mesure que le social-libéralisme et l’écolo-libéralisme de la fausse gauche se démasque, et c’est un vrai signe d’espoir. D’autant qu’il s’agit pour chacun d’entre nous d’un militantisme de terrain, sans lequel la construction d’un front populaire antilibéral ne représenterait rien : Soutien aux luttes ouvrières locales contre les agressions patronales et le gouvernement complice, soutien à la lutte des sans papiers, aux luttes contre les reculs des droits démocratiques, campagne contre la privatisation de la Poste avec notamment le référendum populaire il y a quelques mois…

Aujourd’hui, comme nos camarades composant la liste « L’Humain d’abord », nous nous engageons pleinement dans cette campagne, en diffusant des tracts dans les marchés et les quartiers populaires, en discutant ; nous collons nos affiches, nous intervenons dans plusieurs meetings, nous participons activement à l’élaboration du programme…

Nous appartenons à une formation interrégionale, le Rassemblement des Cercles Communistes, dont une organisation, le Cercle Communiste d’Alsace, participe comme nous à la liste alternative de gauche en Alsace.



Chantiers : Peux tu nous expliquer pourquoi il est important de soutenir la liste unitaire « L’Humain d’abord » menée par Alain Bocquet aux élections régionales ?

Valérie Pringuet : Il y a deux grandes raisons. D’abord le fait que cette liste réunisse plusieurs partis de gauche, au delà du Front de Gauche lui même puisqu’il s’est élargi depuis les dernières élections. L’unité est toujours une bonne chose du point de vue politique ! Ensuite, il y a la règle d’or de cette liste ; « l’humain d’abord », qui est en relation directe avec ce qui s’est passé par exemple dans ma boîte récemment [licenciement de 190 ouvrières de Pimkie Diramode par le groupe Mulliez en janvier 2010]. Mulliez avait soi-disant pour devise « l’homme passe avant le fric », évidemment il a prouvé le contraire. Par contre nous, on va savoir l’appliquer!

Chantiers : Tu es une dirigeante CGT, très impliquée dans la récente lutte des Pimkie où tu travailles. Comment passe t-on de la lutte syndicale à la lutte politique ?

Valérie Pringuet : Je ne suis pas la seule actrice de mouvements sociaux sur la liste. On dit toujours qu’il y a un lien entre les luttes et la politique, et c’est vrai. Moi je l’ai vu sur les piquets de grève avec les différents soutiens politiques justement… A vrai dire, je n’ai jamais été fan des partis politiques, mais quand j’ai vu l’investissement qu’il y a eu dans cette lutte sans intérêt particulier, ce n’était pas de la récupération, ça se sentait. C’était simplement une aide logique à des salariés en galère et qui se retrouvaient à bloquer les sites dans le froid pendant des jours et des nuits…

Chantiers : En discutant avec des ouvrières de Pimkie sur le système, au delà de la lutte contre Mulliez, on se rend compte qu’il y a la même déception vis à vis des patrons et des gouvernants. As-tu entendu aussi ce genre de propos pendant les piquets et qu’en penses-tu toi même ?

Valérie Pringuet : Je pense que la crise financière qu’on traverse et qui a des conséquences aujourd’hui sur l’emploi, vient du système capitaliste lui même, c’est évident. Les filles, je pense qu’elles s’en rendent compte parce qu’en regardant la télé, en écoutant la radio, elles ne croient plus ce qu’on leur raconte et surtout elles ont conscience que maintenant sans le fric rien ne fonctionne dans cette société. Là dessus je suis évidemment d’accord avec elles. On a à peu prés la même vision des choses : Si on ne change pas notre manière de fonctionner, pas en « moralisant » le capitalisme parce que ça ne marche pas, mais en changeant vraiment le système, on peut avancer. Si ce système ne change pas, la crise va peut être se calmer là, mais elle reviendra encore plus forte après. On a eu une succession de crises depuis 1929, jusqu’à celle ci qui est énorme. A force de ne pas résoudre les crises qu’on a vécu auparavant, plus on va avancer dans le temps et plus ça va s’accélérer… d’où l’urgence ! Les banquiers seront toujours les mêmes : tu leur avances l’argent qu’ils viennent de perdre, ils recommencent de plus belle ! C’est un cercle sans fin !

Chantiers : Nous pensons que justement ces ouvrières et ces ouvriers, comme ceux de Pimkie, qui prennent progressivement conscience de la nocivité du système, sont aussi ceux qui renverseront un jour ce système…

Valérie Pringuet : Je le pense aussi. Même si dans un premier temps, les gens, tout seuls, ne pensent pas à changer les choses, un peu comme chez les Pimkie avant la grève. Depuis plusieurs mois les salariés voulaient sortir. Ils ne sont pas sortis, pour des raisons syndicales internes sur lesquelles je ne m’étendrai pas. Mais c’est quand ils se sont retrouvés réunis réellement qu’ils se sont dit que c’était possible de changer les choses quand on se retrouve ensemble. On leur avait dit depuis longtemps à la CGT, que c’est uniquement tous ensemble qu’on peut faire avancer les choses, que ce n’est pas individuellement que les choses changeront. Mais ça, les ouvrières l’ont finalement découvert réellement. Et peut être que cela aura des conséquences futures sur leur manière de voter par exemple. On trouve toutes les tendances politiques chez les ouvrières de Pimkie, mais j’espère que cette grève peut leur faire dire maintenant qu’on peut changer les choses plus profondément encore si on bataille ensemble. Je leur ai dit souvent « n’oubliez pas ce que vous avez vécu pendant ces trois semaines de grève ! C’est très important ! ».


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