Décidément,
Macron n’est pas à un coup bas près: il profite
de l’été et de « l’état
d’urgence qui dure » pour imposer l'élargissement
du pass sanitaire à de nombreuses activités
de la vie quotidienne, et pour imposer la baisse de l’indemnité
chômage et l’allongement de la retraite. Au même
moment, on apprend que la loi raciste islamophobe sur le
« séparatisme » est adoptée
par les deux chambres du Parlement.
Mais la perfide
tentative macronienne de division entre « pro-vaccin »
et « anti-vaccin » est battu en
brèche parce que, spontanément, des
milliers de manifestants (vaccinés ou non) déboulent
dans l'unité dans les rues du pays pour exiger la « liberté »
contre la dictature.
Quelle conception en
effet de la « démocratie » quand nous
assistons à l'interdiction de toute discussion démocratique
autour de toutes les questions de santé publique qui nous
concernent toutes et tous ! La contrainte signe toujours l'échec
d'un régime totalement discrédité.
En particulier, la
gestion managériale de la pandémie à la Macron a
semé la méfiance vis-à-vis des vaccins à
ARNm, peu coûteux à produire mais très chers pour
les Etats clients des géants Pfizer et Moderna. La
stigmatisation ou la contrainte sous peine même de licenciement
(que nos médias aux ordres décrieraient comme
dictatoriale si elle venait d’un pays lointain !) signe
l'échec de la réponse gouvernementale à la
pandémie en général et à la 4eme vague en
particulier. Alors qu'au contraire, une grande campagne de
vaccination devrait diversifier les types de vaccins, en
laissant la liberté de choix ! A la fois pour les vaccins
actuels non-ARNm présents sur le marché en France mais
aussi pour ceux qui sont scandaleusement black-listé:
pourquoi, par exemple, les institutions de santé publique,
contraintes par les décisions de Bruxelles, ne sont-elles pas
autorisées à proposer d’autres vaccins tout aussi
efficaces, de format classique et de moindre coût collectif,
d’innocuité reconnue sur le long terme tel le Sputnik
russe, les vaccins chinois, les vaccins cubains ?
Les manifestations
actuelles sont un désaveu massif de la politique antisociale
et des échecs patents du libéralisme macronien dans la
gestion court-termiste et autoritaire de la crise sanitaire. Elles
montrent que, contrairement à ce que croyaient le grand
patronat français et LREM, la crise sanitaire n’a pas
assommé les travailleuses et les travailleurs, qui
ne sont pas prêts à « tout accepter »
sous prétexte d’état d’urgence, de couvre
feu et autre concept martial s’installant dans la durée…
Gilets
rouges, gilets jaunes, travailleurs de tous les secteurs, personnels
soignants désormais soupçonnés, menacés,
vaccinés et non vaccinés, nous avons tous intérêt
à stopper le rouleau compresseur macro-patronal ! Ils
n’auront pas la « guerre civile » qu’ils
veulent, ils auront face à eux un coude à coude massif
de lutte de classe et de masse pour défendre nos conquêtes
sociales et imposer une véritable démocratie dans
laquelle l'intérêt collectif est débattu et
décidé collectivement.
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