On
ne peut plus le nier : il y a une accélération de la
fascisation chez ce pouvoir aux abois.
Nous
devons faire face à des attaques tous azimuts contre :
l’assurance-chômage, les retraites, la liberté de
la presse, la laïcité, les enfants et les adolescents,
les libertés fondamentales, le droit de manifester, voire de
militer.
Dans
le même temps, les dirigeants de l’État français,
sous la coupe de l’Union Européenne, du FMI et de la
Banque Mondiale, sont incapables d’assurer notre sécurité
sanitaire (massacre de l’hôpital public français,
non-planification depuis le début de l’épidémie,
en laissant le marché « assurer » le
service… payant bien sûr), notre sécurité
financière (presque 10 millions de pauvres en France, 300 000
SDF : un chiffre qui a triplé en presque 20 ans), notre
sécurité alimentaire (les associations humanitaires
trouvent des familles affamées comme ça n’est pas
arrivé depuis la seconde guerre mondiale), voire notre
sécurité tout court (en continuant de faire des
affaires avec des pétro-monarchies liées au
djihado-terrorisme, en fléchant l’activité de la
police sur la répression des opposants associatifs, syndicaux
et politiques, ou en attisant les braises de la division raciste).
Bien
sûr, tout ceci n’est pas une « erreur ».
C’est
la crise du capitalisme. C'est leur politique pour faire payer aux
travailleurs la crise de leur système capitaliste
impérialiste. C'est la résistance à leur
impérialisme prédateur pour la faire payer aux peuples
que l'on voit en Chine avec ses réussites économiques
et sociales et en Bolivie, au Venezuela et à Cuba socialiste.
Les
peuples du monde ne sont plus dupes. Et en France, la conscience
populaire, telle qu’elle s’est montrée avec
les luttes syndicales, avec les Gilets Jaunes, avec le
mouvement contre le racisme et les violences policières,
mais également telle qu’elle s’exprime dans tous
les quartiers populaires des villes et des campagnes, est un problème
pour les macroniens.
Alors,
pour résoudre ce caillou dans la chaussure, 3 mots : réprimer,
diviser, terroriser.
Réprimer
fortement toute contestation, par l’utilisation massive de
matériel de guerre urbaine (LBD - si possible, en visant la
tête -, grenades de désencerclement, gants de frappe,
etc.). Empêcher de photographier ou filmer des actes policiers
délictueux lorsqu’il y en a. Menacer d’attaquer -
au sens propre comme au figuré - les journaliste et citoyens
qui le feront (projet de loi dit « de Sécurité
Globale »).
Diviser,
par l’utilisation de l’islamophobie (projet de loi contre
le « séparatisme » - même
s’il a changé de nom), de la peur de l’autre, du
migrant, du sans-papier, du musulman, de la musulmane, de
l’association suspecte au soi-disant double-discours.
Terroriser,
par l’utilisation de méthodes contraires aux droits
humains. Nous pensons évidemment, entre autres, aux
gardes-à-vue récentes d’enfants de 10 ans et
moins.
C’est
parce que la classe dominante mesure parfaitement la colère
sociale montante, lourde de révolte sociale contre le système
capitaliste, qu’elle anticipe en se dotant de moyens
légaux (loi de sécurité globale, loi sur le
séparatisme, loi sur la recherche qui prévoit la
pénalisation des mouvements étudiants) et en créant
les conditions idéologiques (islamophobie d’Etat,
instrumentalisation de l’émotion suit au crime horrible
de Samuel Paty, etc.) d’une répression des mouvements
sociaux.
Dans
ce climat où nous devons faire front de toute part, avec les
syndicats, les soignants, les professeurs, les commerces de
proximité, les familles paupérisées, la culture
en danger, les licenciés, les sans-emplois, les
sans-papiers, etc., il ne faut rien céder à
l’unité et se méfier de tout écran de
fumée qui peut être dramatique pour les personnes
concernées.
Ainsi,
nous appelons à soutenir massivement cette association de
lutte contre les discriminations qu’est le Comité Contre
l’Islamophobie en France (CCIF), menacée de dissolution
par la bande à Darmanin. Contrairement au battage
médiatico-politique dont il fait l’objet (sans le début
d’une preuve de quoi que ce soit), le CCIF est tout simplement
une association qui aide juridiquement et psychologiquement les
personnes musulmanes (dont beaucoup de femmes) victimes de violences
et de discriminations à aller en justice. C’est tout.
Mais c’est fondamental pour toutes celles et ceux qui en ont
besoin.
Pour
que nous n’ayons plus à réciter « Quand
ils sont venus chercher…, nous n'avons rien fait et quand
ils sont venus me chercher, j'étais tout seul ».
Prenons
notre responsabilité. Prenons notre courage politique en main.
Résistons.
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