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Imprimer Juil 2015
Le peuple grec a dit NON aux usuriers UE/BCE/FMI!

Plus de 61% des Grecs ont dit NON au braquage des voleurs que sont les créanciers usuriers de la Troïka à savoir l'UE/BCE/FMI.

Le Pasok social-démocrate avait brandi le référendum le 31 octobre 2012 avant de capituler.

Syriza l'a organisé sous les menaces et les chantages les plus odieux de la Troïka relayés par les médias affolés au point que le journal Le Monde en appelait ouvertement à un putsch contre le gouvernement élu par les Grecs il y a seulement quatre mois.

Pourtant, malgré ses concessions sur plusieurs mesures d'austérité touchant les privatisations, les retraites, la TVA, Syriza était ainsi confronté à un refus net et catégorique des « terroristes » de la Troïka d'envisager le « rééchelonnement par la restructuration de la dette. »

L'appel au peuple devient ainsi le moyen par lequel Syriza espère obtenir l'échelonnement du paiement de la dette qu'une commission du parlement Grec intégrée par des experts internationaux a qualifié « d'illégitime, d'illégale et d'odieuse. »

Le grand NON du peuple Grec au diktat mafieux des brigands de la Troïka est objectivement une victoire de la démocratie contre la dictature de l'UE/BCE/FMI. Nous saluons et félicitons le peuple Grec pour sa révolte dans les urnes contre la tyrannie des politiques libérales d'ajustement structurel au profit des grands monopoles capitalistes et des puissances impérialistes hégémoniques de l'Europe du capital.

Cette victoire du peuple Grec ouvre une étape nouvelle dans le bras de fer qui l'oppose à la dictature prédatrice du capital financier regroupé dans les institutions supranationales que sont l'UE/BCE/FMI.

A présent, la Troïka va chercher à se venger du peuple Grec en exigeant du gouvernement Syriza et de sa majorité parlementaire d'agir à l'image du gouvernement Sarkozy en 2008 soutenu par le PS dans notre pays: bafouer le NON du 29 mai 2005 par le parlement parjure qui a voté le Traité de Lisbonne, copie jumelle du Traité constitutionnel Européen. La haine de la démocratie populaire étalée au grand jour par l'UE/BCE/FMI et les médiamensonges, y compris les faux sondages pour le OUI, montrent que le régime capitaliste est la dictature de classe de la bourgeoisie.

Le grand NON du peuple Grec doit être une étape dans le processus qui conduit à ce que défend le KKE comme solution de sortie de la crise : « la socialisation des monopoles, le détachement de l’UE, la dénonciation unilatérale de la dette, l’établissement d’une planification centrale scientifique pour le développement de la société, pour le peuple, avec le peuple réellement au pouvoir" (Déclaration du KKE sur le résultat du référendum du 5 juillet 2015).

L'objectif de la sortie de l'euro, de l'UE et de l'OTAN ouvre des perspectives de coopération avec les pays "émergents", les BRICS et les pays d'Amérique du Sud, principalement ceux de l'ALBA qui résistent à la mondialisation capitaliste barbare.

La preuve est faite qu'il est possible de mettre en échec la machine infernale, broyeuse sociale et anti-démocratique, de la construction de cette prison des peuples qu'est l'UE congénitalement associée au FMI, à la Banque Mondiale et à l'OTAN.

Dans la guerre que l'UE/BCE/FMI/OTAN livrent aux peuples des différents pays européens, notamment au peuple Grec et aux peuples en Afrique, au Moyen-Orient et à travers le monde, le NON grec est une bataille gagnée qui en appelle d'autres en Grèce, mais aussi dans les autres pays de l'UE.

La République du Donbass en Ukraine face aux fascistes de Kiev, le peuple Syrien confronté aux terroristes de DAESH, d'Al Qaeda, du Front Al Nostra, ceux du Nigeria, du Cameroun, du Niger, du Mali face à Boko Haram et le peuple Grec mènent au fond le même combat contre le même ennemi qui prend différents visages. Cet ennemi est l'impérialisme US/UE/FMI/BM/OTAN et ses mercenaires terroristes.


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