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Imprimer Déc 2011
NON à Sarko, NON à l’Euro, NON à l’UE, NON au capitalisme ! Exigeons un référendum pour sortir de l'Euro, de l'U.E. et de l'austérité!

Déclaration RCC - PRCF

Un vent de panique souffle sur l’Europe supranationale et néolibérale des Traités de Maastricht et de Lisbonne...

Par ses luttes acharnées contre les conséquences de la crise du capitalisme sur sa vie sociale et sa dignité nationale, le peuple grec venait de contraindre le  « socialiste » Papandréou à tenter une manœuvre désespérée de quitte ou double : un référendum sur l’avenir de la Grèce au sein de la zone euro.

Certes le chantage était inclus dans ce referendum. Certes il y avait là aussi une diversion. Il reste que le désespoir des classes dirigeantes grecques de faire plier le peuple grec en révolte était à l’origine de cette décision qui a d’ailleurs semé la panique chez les classes dirigeantes, du grand capital d’Europe. Celles-ci n’ont pas eu de mots assez durs pour stigmatiser le coup de dès de Papandréou et finalement, pour lui faire abandonner le projet: tout sauf consulter le peuple qui a inventé la démocratie!

Le retrait de la Grèce de la zone Euro, la Chancelière allemande Merkel, véritable commandant en chef de l'Euro-Reich, flanquée de son vassal Sarkozy rallié au « modèle allemand », semble sérieusement l'envisager. Mais, comme toujours, il faut voir les choses en termes dynamiques, en mouvement, or il peut y avoir dans la sortie probable de la Grèce de l’Euro un processus qui se met en route, un effet domino, qui peut être fatal à l’Union Européenne impérialiste. L’affolement de Merkel, de Sarkozy, de ses mentors du MEDEF et des euro-capitalistes prouve à tous les partisans de la chimérique « Europe sociale et démocratique » que ce mot d’ordre est vide de sens, ne sert qu’à une « construction européenne » hostile à toute forme de souveraineté populaire et couvre la destruction massive des conquêtes sociales.

Mais rien n’est joué, au contraire, d’immenses affrontements de classes s’annonce sur tout notre sous-continent. Car il reste l’espoir que, prenant appui sur la résistance acharnée du peuple grec, de son parti communiste le KKE et de son syndicat de classe, le PAME, les peuples d’Europe s’orientent, ensemble ou tour à tour, vers la seule issue progressiste face à l’énorme crise de l’euro, cette arme de guerre contre les travailleurs, de l’U.E., cette prison des peuples et contre le système capitaliste en crise systémique : la voie du soulèvement démocratique, patriotique, révolutionnaire et de classe.

Tant mieux si ce(s) soulèvement(s) provoquent la dislocation de ces machines à broyer les peuples que sont l’Union européenne et sa monnaie unique, véritable machine à mettre les peuples sous la tutelle des financiers de la Banque de Francfort partisans d’une austérité sans fin, qui produit déjà et continuera à produire la fin des acquis, des emplois industriels, des services publics, et conduit  à une énorme récession suscitant les licenciements et la misère de masse. Oui, les mots d’ordre d’Europe sociale, d’euro « au service des peuples », de « Banque européenne au service de l’emploi » sont des rideaux de fumée : ce n’est pas si nous sortons de l’UE et de l’euro que nous risquons le pire, c’est si nous y restons que nous « y resterons » et que nous perdrons toutes les conquêtes de 200 ans de luttes des travailleurs et des peuples !

Il n’est que de voir le nouveau plan concocté par Fillon : casse de la Sécu, augmentation de la TVA, destruction de la fonction publique, pour voir ce que signifie le « sauvetage de l’euro » pour la classe capitaliste qui nous dirige. En réalité, loin de nous « protéger » de la dette et de la spéculation, l’euro fort calqué sur le Deutsche-Mark est une machine à amplifier les délocalisations, à produire artificiellement de la dette en gavant les « marchés financiers ».

Il faut sortir de l’UE et de l’euro pour reconstituer la souveraineté des peuples, réindustrialiser nos pays, nous libérer de la pression mortelle de la crise capitaliste, avancer vers une nouvelle société dirigée par les travailleurs.

Et ce n’est pas le Parti « socialiste » qui ouvre un quelconque espoir à ce sujet : lui aussi veut rembourser jusqu’au dernier euro la prétendue « dette » aux capitalistes, lui aussi veut à tout prix sauver l’euro quitte à stranguler les peuples : dès que Cahuzac, le président « socialiste » de la commission des finances de l’assemblée nationale a appris la teneur du nouveau plan d’austérité Fillon, il n’a pas dit : « scandaleux ! », mais « insuffisant ! ». Il faut sortir du faux choix entre l’euro-austérité de droite et l’euro-austérité de gauche, et cela est impossible sans sortir de l’Union européenne et de l’euro, quitte à affronter le grand capital et à poser à nouveau la question du socialisme pour notre pays.

Et c’est possible, car, partout (Italie, Espagne, Grèce, Islande…) où les peuples sont saignés par le grand capital, le vent de la résistance et de la contre-attaque  l’emportera sur les vents mauvais de la résignation, de la peur et du désespoir : il n’y a pas à terme d’autre issue que l’esclavage ou la résistance de masse !

Nous devons exiger en France un référendum permettant à notre peuple de dire non à l’euro et à  l’ensemble de la construction européenne; ce qui ouvrirait une perspective et qui donnerait courage et détermination aux luttes ouvrières et populaires contre le massacre de nos acquis, de nos industries, de notre travail, de notre santé, de notre école, de notre indépendance, bref de notre avenir et celui de nos enfants. Et les traités supranationaux étant ce qu’ils sont, cette sortie de l’euro signifierait la fin de l'UE, ce cauchemar sans fin pour les peuples.

Comme en 1914 ou en 1939, les classes possédantes, la grande bourgeoisie, le très grand capital n’hésitent pas un seul instant à provoquer des cataclysmes, à déchaîner la terreur, à recourir au pire, y compris les guerres et la fascisation politique, pour sauver leurs profits. 

Et ce n’est pas en courbant la tête face à la tempête qu’on évitera le danger : c’est en relevant la tête, en affrontant le capital, en combattant, en organisant et en unissant les masses populaires que nous pouvons briser l’offensive réactionnaire et fascisante et créer les conditions de nos victoires.

Ce n’est pas non plus en « payant la dette » : la « dette », les peuples du Sud ne cessent de la payer, de la re-payer et de la re-re-payer depuis trente ans, et elle ne cesse jamais d’augmenter, comme augmentent les colossales fortunes des financiers qui bénéficient de cet immense pillage.

Ce qui se joue en Grèce, en Italie, ici, partout en Europe va être déterminant. En France même, n’ « attendons pas les présidentielles », organisons la riposte au plan Fillon en proclamant : « ce n’est pas l’euro qu’il faut sauver, c’est la vie et la dignité du peuple de France et des autres peuples d’Europe » !

C’est en 1941 que les Grecs obtinrent la première défaite historique du fascisme (le peuple grec arrêtant, puis battant l’armée fasciste mussolinienne). Et c’est en -490, voici tout juste 2500, que les libres cités grecques stoppaient l’Empire perse à Marathon, ouvrant la voie à la première démocratie de l’histoire, celle d’Athènes.

C’est là bas que demain, si le peuple grec, son syndicat de lutte, le PAME, son parti communiste,le KKE, y parviennent que sonnera une défaite historique du grand capital, son Euro de misère et son UE de malheur, ouvrant la voie aux peuples de dynamiter cette prison des peuples et d’établir enfin une authentique coopération internationaliste entre les peuples d’Europe et du monde.

Mais cela ne dispense par le peuple de France de sa propre responsabilité. Alors que Sarkozy et le MEDEF prétendent détruire tous les acquis de la Résistance et de la Libération, notamment les grandes réformes progressistes conduites de 1945 à 1947 par les ministres communistes (Sécurité sociale, retraites, nationalisations, statuts, conventions collectives, droit du travail…), souvenons-nous de l’appel lancé clandestinement par Maurice Thorez et Jacques Duclos le 10 juillet 1941 : « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ! ».

Nous sommes menacés par un raz-de-marée anti-social et anti-national (un « gouvernement européen » piloté par Merkel !) d'une envergure inimaginable : pas un secteur de notre vie ne sera épargné! Les travailleurs ne pourront plus soigner ni éduquer leurs enfants! Les salaires seront réduits, comme c'est déjà le cas en Grèce, de 40%, voire comme en Allemagne dans les années 30, de 80% ! Le spectre de la guerre rôde déjà.

C’est maintenant qu’il faut dire : ILS NE PASSERONT PAS ! 

Unissons-nous! Organisons-nous! Agissons ensemble! Nous vaincrons!




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