Si la révolution est nécessaire, elle n’est donc pas impossible
Voici
15 ans, après la chute du Mur de Berlin et la disparition de
l’Union Soviétique, la sainte alliance des
contre-révolutionnaires, des réactionnaires et des
réformistes proclamait la révolution à jamais
révolue, moquait et criminalisait l’idéal
progressiste des « lendemains qui chantent » !
Mais
voilà, 15 ans après, les peuples et les nations
déchantent : le monde est devenu un immense charnier du
profit, les politiques impérialistes de globalisation, en fait
de recapitalisation et de recolonisation engendrent un génocide
social et ethnique planétaire, un recul de civilisation sans
précédent. La mondialisation, c’est
l’esclavagisme moderne.
Aujourd’hui,
tout être humain, de quelque continent qu’il soit, est
voué dès le berceau à servir de pâture aux
charognards capitalistes, à leur « morale »
de la libre entreprise, du profit-roi, de la gadget-démocratie,
créée pour piller les faibles et multiplier les
forfaits, auxquels ils donnent astucieusement des apparences
d’humanité.
Sous
toutes les latitudes, des luttes de grande ampleur éclatent,
des mobilisations de masse foisonnent, de nouvelles résistances
se forgent pour condamner le capitalisme criminogène, fauteur
de guerres, de misères, d’inégalités et
d’injustices. De jeunes démocraties populaires tentent
même avec courage de secouer le vieil ordre social (Chavez au
Venezuela, Lula au Brésil).
L’idée
du rôle de l’homme sur terre ressurgit, l’idée
de délivrer l’humanité des guerres dévastatrices
(Irak, Palestine) se renforce, l’idée de se libérer
du joug et de la servitude des exploiteurs refait surface, l’idée
que le peuple laborieux a droit à une vie digne, libre et
heureuse refait son chemin. Comment ne pas s’en féliciter :
assurément les luttes et les résistances d’aujourd’hui
féconderont les révolutions de demain !
Si
dans les consciences, l’idée de révolution ne
progresse pas au même rythme, cela s’explique en partie.
Un fort sentiment d’impuissance frappe les exploité(e)s.
Désunis,
désorientés, sans perspectives, souvent privés
de partis communistes révolutionnaires et de syndicats de
classe offensifs, bombardés journellement d’idéologies
du renoncement, de propagande antisoviétique et
anticommuniste, victimes permanentes des politiques d’alternance
social-libérales et libéral-sociales, les prolétaires
et leurs familles vivent un fort ressentiment de trahison et
d’abandon. Ils (elles) perçoivent la révolution
comme une alternative radicale nécessaire, mais impossible à
réaliser, hors de portée et démesurée à
notre époque.
Fêter
le 87e anniversaire de la Grande Révolution
Socialiste de 1917 en Russie, c’est justement l’occasion
de nous remémorer que changer l’ordre existant, abolir
l’exploitation de l’homme par l’homme, édifier
un régime social inédit est une expérience
réalisable, qui n’a rien de surhumain. La flamme
d’Octobre nous enseigne notamment que les révolutions
du futur se bâtissent d’abord dans les combats du
présent.
Ami(e)s
travailleurs syndiqués et non syndiqués, CAMARADES
militants syndicalistes révolutionnaires, militants et
sympathisants communistes, acteurs du mouvement social, pacifistes et
alter-mondialistes, jeunes et vétérans, si ce thème
vous intéresse, nous vous convions à en DEBATTRE, TOUS
ENSEMBLE, FRATERNELLEMENT!
Dimanche 7 novembre 2004
Salle Masqueliez –
Villeneuve d’Ascq
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