La crise
sanitaire que nous traversons est le fruit d’une destruction
progressive de notre système de santé depuis plus de 20
ans.
Des
hôpitaux victimes de sous-investissement depuis des années !
Les lits
d’hôpitaux manquants, ce sont les lits supprimés
par milliers depuis des années. Le bilan est lourd :
70.000 lits d'hôpital supprimés en 15 ans, une maternité
sur trois fermée en 20 ans, sans oublier la centaine
d'hôpitaux supprimés déjà depuis Hollande
conduisant à des déserts médicaux
en zone rurale notamment. Résultat, le système de
santé est au bord de l’implosion et incapable d’absorber
le nombre de malades devant être hospitalisés durant
cette pandémie de Covid19, obligeant dans les zones sous
tensions à des déprogrammations d’opérations
pour récupérer des lits : on déshabille
Pierre pour habiller Paul. Malgré ces insuffisances criantes,
cette politique de destruction se poursuit sans aucune honte par de
nouvelles suppressions de lits : 28 au CHU de Besançon, à
l’hôpital psychiatrique du Rouvray, 75 dans un service
psychiatrique à Lyon,…
Pendant
ce temps, des pays dits du « tiers monde »
comme Cuba ont été capables d’envoyer des
médecins y compris jusqu’en Italie pour juguler
l’épidémie. La Martinique a aussi bénéficié
de l’aide cubaine. Le Vietnam n’a déploré
que 35 victimes quand la France approche des 100 000 morts.
La Chine a été capable de construire un hôpital
de 1 000 lits en 10 jours. C’est le résultat de choix
politiques : les pays rescapés du camp socialiste ont
fait le choix de la protection de leur population et non de
l’enrichissement d’actionnaires.
Des
soins de plus en plus chers, auxquels les précaires renoncent
La
destruction du système de financement de la sécurité
sociale nourrit la crise actuelle en contribuant à mettre en
place un système d’accès aux soins à deux
vitesses avec les franchises et autres dépassements
d’honoraires qui mettent en péril le système de
santé. Ainsi, de plus en plus de personnes renoncent à
se soigner pour des questions de coût. En 2020, 14% de patients
ont renoncé à se soigner faute de revenus selon le
Centre d’Observation de la Société. Cela provoque
forcément une dégradation de leur état de santé
et un risque accru de comorbidité face au virus. Les
populations les plus précaires sont les plus exposées à
ces risques de surcontamination par une forme grave du coronavirus.
Selon Ameli, ce sont 2 personnes sur 3 qui ont renoncé à
des soins pendant le 1er confinement, la pauvreté
étant un facteur aggravant puisque cela concerne 67% des
personnes sans-emploi, 70% des parents isolés. Et il faut
rajouter à cela le déremboursement d’un certain
nombre de médicaments dits « de confort » !
Le
« marché « de la Santé : des
profits juteux !
Les
confinements et semi-confinements à répétition
sont le fruit de cette politique inconséquente et criminelle
dans le domaine de la santé. Sanofi affiche 12,3 milliards
d'euros de bénéfices nets en 2020, en progression de
près de 340% sur 2019. Sur cette somme, 4 milliards vont être
redistribués sous forme de dividendes. Le PDG français
du laboratoire américain Moderna fait son entrée cette
année dans le classement des grandes fortunes de plus d’un
milliard de dollars.
La
politique de la santé de la France s’inscrit dans la
logique ultra-libérale de l’Union Européenne qui
conduit à une marchandisation et une privatisation du système
de soins dont la conséquence est l’exclusion des plus
pauvres et des plus précaires : Sanofi licencie 1000
salariés en pleine crise sanitaire dont 400 dans le domaine de
la recherche, tandis que Cuba a les moyens d’exporter ses
vaccins dans le monde entier, notamment dans les pays pauvres.
Comme pour la pénurie de masques pendant le premier
confinement, la France, pays de Pasteur, est incapable d’assurer
la protection de sa population, incapable de produire à temps
son propre vaccin ! De plus, la France refuse la levée
des brevets détenus par l’industrie pharmaceutique, ce
qui aurait permis une accélération de la production.
Contre
le capitalisme : exigeons une souveraineté sanitaire !
Face à ce
scandale sanitaire, la Coordination Communiste exige plus de moyens
pour les hôpitaux : réouverture des lits permettant
au système hospitalier de répondre aux besoins des
citoyens et d’affronter efficacement les chocs sanitaires et
recrutement massif de personnels formés pour assurer une
qualité de soins auprès de chaque patient. Elle exige
aussi le retour à une véritable politique de prévention
médicale permettant à chacun d’accéder aux
soins dont il a besoin. Seule une prise en charge à 100% de
l’ensemble des actes médicaux permettra de casser ce
fonctionnement de classe de notre système de santé. Il
faut stopper la marchandisation et la privation de la santé.
Par ailleurs, il est temps de mettre en place une politique
indépendante des lobbies pharmaceutiques en commençant
par nationaliser sous contrôle ouvrier SANOFI.
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