En
ce dimanche 12 mai 2019, notre camarade Pierre Cavalar nous a quitté.
Il luttait depuis très longtemps contre la maladie, qui a eu
raison de lui. Nous pensons d’abord et avant tout à sa
famille, à ses enfants, auxquels nous présentons nos
sincères condoléances.
Né
durant l’hiver 54 mais aussi le jour de la Sain Valentin,
Pierre portera ces deux symboles dans sa vie: attentif à la
misère des autres et amoureux de la vie. Issu de la classe
ouvrière, fils d’immigré italien, il était
lui-même ouvrier du BTP. Il a côtoyé et subi la
misère de l’exploitation capitaliste. Il a par la suite,
fait de l’ébénisterie son métier.
Véritable orfèvre quant à la transformation du
bois, il a transmis son savoir-faire comme éducateur technique
dans le milieu associatif au service des jeunes en phase de
désintoxication.
Pierre
était un militant, venu au communisme à partir d’un
engagement politique pour sa classe avec des convictions
inébranlables, forgées par des expériences de
vie singulières.
Il
était « écolo » dans sa jeunesse, peut être
des vieux restes de mai 68, et puis, quand on aime travailler le
bois, on aime les arbres !
Dans
les années 90, il s’engage comme militant actif dans le
Collectif pour la Démocratie en Algérie.
C’est la période dite de la décennie noire où
le peuple algérien subit de plein fouet la violence du
fascisme intégriste. Il y mettra beaucoup d’énergie
et y exercera également en pratique sa vision
internationaliste des relations de solidarité militante entre
lutte de classe dans les pays impérialistes et lutte des
peuples pour la démocratie et contre l’impérialisme.
Il y développa son engagement militant à travers ses
lectures et sa proximité avec des militants communistes.
Ce
n’est donc pas un hasard s’il s’engage par la suite
dans la Coordination Communiste. Il avait soif de connaissances (et
il développait celles-ci par une lecture assidue, disait-il)
mais il voulait surtout agir, car, avant tout, c’était
quelqu’un de concret. Il était ainsi de tous les combats
: comité des sans-papiers, comité France Cuba Lille
Métropole, … car comme tout communiste il sait que tout
se tient. Pierre était le type même de militant dont le
Che aurait pu dire qu’il ressentait toute injustice, toute
exploitation, toute oppression comme un motif d’engagement.
Il
fut emballé par les premiers cours marxistes-léninistes
de la Coordination communiste. Son enthousiasme, sa soif d'apprendre
et de réapprendre pour mieux comprendre le monde, l'amenait à
poser des questions toujours très pertinentes, à
rechercher dans la vie réelle des exemples concrets confirmant
la justesse de la science marxiste-léniniste. Cela faisait de
lui un élève-animateur.
Doté
d’un esprit curieux, rebelle et parfois taquin, Pierre montrait
une saine franchise qui pouvait en désarçonner plus
d'un, mais qui rendait toujours vivant et fructueux tout échange
avec lui, car Il préférait la confrontation d'idées
au conformisme de la bien-pensance. D'une certaine manière il
avait déjà bien avant l'heure l'esprit, le tempérament
« gilets jaunes ».
Maudite
maladie qui l’a éloigné peu à peu de ces
combats, de ses combats.
Après
Pierre Levy, Suzanne Calonne, Yves Dillies, Raymonde Cauterman, Luc
Dumey, Béatrice Thellier, la Coordination Communiste perd un
camarade loyal, engagé, sincère et combattif.
Pierre,
nous ne mangerons plus ta Polenta (qui n’était pas
terrible du reste !) et nous ne serons plus obligés de mettre
du basilic frais sur les tomates.
Pierre,
nous n’oublierons pas ton humanité, ton humilité
et ta grande fraternité militante.
Mais
sache, Pierre, que notre combat commun contre l’exploitation
capitaliste, nous le continuons avec la même force et la même
fougue, car nous savons, et tu le sais aussi, que seul le communisme
nous débarrassera à jamais de la misère et de
l’exploitation.
Repose
en paix Camarade !
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