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Retourner à la liste Imprimer 2018_04_14_macron.pdf Avr 2018
Unir dans les luttes la résistance politique et sociale

Pour gagner la bataille du rail et sauver l'université de la sélection

Depuis sa prise de pouvoir, le gouvernement Macron applique à la lettre les projets libéraux définis à Bruxelles par la
commission  européenne
. Nous subissons des attaques tous azimuts pour détruire les conquis sociaux des travailleurs de France : code du travail, sélection à l’université, privatisation de la SNCF et statuts des cheminots, fonction publique, etc.

En faisant passer leurs projets néolibéraux par ordonnances, les dominants essayent de nous assommer par la brutalité.
Pourtant, dès le soir du deuxième tour, les mobilisations ont commencé et elles n’ont pas cessé depuis. Chaque secteur sait se mettre en mouvement pour défendre ses droits et les intérêts généraux de tout le peuple travailleur.

Malgré notre capacité de mobilisation, qui s’exprime avec force ces jours-ci avec les cheminots ou les étudiants, Macron cherche à se poser comme le président qui ne cédera pas à la rue.

A travers la  brutalité policière et la répression syndicale
caractéristique du mode de gouvernance imposé par l’UE, il cherche à nous faire taire. Car comme tous ses prédécesseurs, une seule chose lui fait peur : le rapport de force.

Si nous voulons faire reculer la bourgeoisie et son expression
gouvernementale, il nous faut donc construire une unité dans
l’action contre chacune de ses attaques.

D’importantes bases de rassemblement existent déjà.
Avec 7 millions de voix, Jean-Luc Mélenchon a mis la gauche
antilibérale aux portes du pouvoir. Les récentes mobilisations, contre la loi El Khomri notamment, ont montré que les syndicats gardent une capacité de mobilisation populaire conséquente.

L’opposition politique est animée par la FI, mais aussi le PCF ; ces deux forces (qui ont d’ailleurs un groupe parlementaire qui
bataille dans le même sens) doivent unir leurs efforts, dans une dynamique de front.

Ce front doit nécessairement se construire sur la base de l’unité entre organisations syndicales et politiques. Il n’y a pas
d’opposition à voir entre ces deux composantes du mouvement social mais au contraire une complémentarité.

Il faut que nous soyons capables d’additionner les forces et pas de les disperser, pour que nous soyons tous dans la rue, ensemble et en même temps ! Après les grèves et manifestations passées et à venir, depuis le 22 mars jusqu'au 1er mai en
passant par le 19 avril, la perspective d’une convergence à Paris le 5 mai sera une étape de la lutte et, si Macron ne recule pas, un point de départ pour une généralisation et un enracinement du conflit dans la grève générale.

Cependant, n’oublions pas un élément : si un front est nécessaire, celui-ci doit se construire sur une orientation politique et pas une agglomération de sigles fourre-tout. Il n’est pas ici question de réaliser l’unité avec les syndicats vendus au
patronat. Il ne s’agit pas non plus de se rassembler avec le PS et Géneration.s, qui il y a moins de deux ans, nous imposaient la loi El Khomri.

La lutte de classe se mène sur tous les fronts. Face au rouleau compresseur des attaques de Macron, il faut structurer le front politico-social de résistance, avec un programme de lutte permettant de répondre aux intérêts les plus immédiats des masses.
Face aux assauts du capital, répondons pas notre unité, car nous sommes tous cheminots !


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