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Retourner à la liste Imprimer 2017_08_04_maduro.pdf Aou 2017
Pour la paix et la consolidation de l'Etat bolivarien, vive Nicolas Maduro!

La nette victoire du pouvoir bolivarien au référendum définissant une assemblée constituante a la valeur d’un sursaut salvateur pour le processus révolutionnaire, après une période de crise politique depuis la hausse de l’abstentionnisme et l’échec aux dernières législatives de 2015.

Dans un climat de « guerre civile » de basse intensité alimenté par l’opposition compradore et les services états-uniens, le fort taux de participation était d’ailleurs inespéré : La succession des manifestations antichavistes et des grèves soutenues par une grande partie du patronat, a été nettement plus suivie comme on l’imagine dans les beaux quartiers qu’à l’Ouest, très populaire et historiquement proche du chavisme. La presse « libre » de nombreuses chaînes TV financées par la bourgeoisie compradore éclaboussant quotidiennement le gouvernement, le quasi-blocus à l’origine de certaines pénuries (mais très loin des « pénuries » inventées ou fantasmées dans nos médias) depuis des mois sous couvert du patronat hostile au chavisme, la recrudescence des violences de la part de ligues ouvertement fascistes, de milices armées, de forces de police dont certaines sont encore dirigées par l’opposition dans cet Etat encore semi-fédératif, le chaos permanent orchestré, ce n’est pas nouveau, par les USA via leurs officines locales et leurs « associations humanitaires », n’ont pas eu raison du peuple vénézuélien, malgré les difficultés grandissantes, liées à la corruption et au contrôle de certains pans de l’Etat par les contre-révolutionnaires apatrides  qui font tout pour maintenir le pays comme néo-colonie  (forme semi-fédérative et encore très fortement gangrenée par d’anciens cadres « UMPS » d’avant Chavez)…

En fait l’empressement de la droite, de la social démocratie et de leurs alliés fascistes à se lancer dans la provocation violente pour tenter de destituer le président Maduro sans attendre la fin de son mandat montre tout simplement que la conquête démocratique par voie électorale n’est nullement leur préoccupation. Ils savent qu’une victoire électorale n’est pas à leur portée. Pour la bourgeoisie apatride du Venezuela et l’impérialisme, les élections ne servent qu’à donner une apparence démocratique au règne sans partage de leur pouvoir de classe. C’est vrai au Venezuela, mais aussi partout où règne le capitalisme.    

Le mouvement bolivarien, fermement soutenu par Cuba socialiste depuis toujours, et qui a entraîné dans son sillage les bouleversements patriotiques en Bolivie avec Evo Morales, et dans tant d’autres pays d’Amérique du Sud contre l’hégémonie impérialiste US, est devenu progressivement avec la crise  du capitalisme mondial, l’un des ennemis à abattre d’urgence dans le camp de la paix contre les guerres impérialistes : Bien des guerres de ce type, engendrant des milliers de morts,  se sont soldées par le chaos programmé  en Libye, en Irak, et même dans l’ex-Europe de l’Est.

Le bloc bolivarien, soutenu par le puissant Parti Communiste Vénézuélien, tient fermement la ligne des réformes étatiques autour du bloc de classes patriotique au pouvoir face au bloc de la MUD (alliance des droites et de la social-démocratie) flanquée de ses milices fascistes ultraviolentes et des habituels groupuscules trotskistes anti-chavistes (Marea Socialista, etc.).

La Coordination Communiste s’associe aux camarades Insoumis et du Front de Gauche pour soutenir cette importante victoire politique du peuple vénézuélien contre les tactiques perfides de l’ennemi de classe et qui traduit sa grande maturité après près de vingt ans d’expérience anti-impérialiste au pouvoir.

 


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