Rechercher sur le site

Retourner à la liste Imprimer 2017_05_15_legislatives.pdf Mai 2017
Faisons élire à l'Assemblée le maximum de députés du camp antilibéral, antifascistes, antiguerre et eurocritiques!

Déclaration à l'occasion des législatives 2017

Le second tour de la présidentielle a permis d’écarter momentanément par les urnes la menace fasciste et a vu l'arrivée au pouvoir du candidat du moment de l'oligarchie. L'écart important entre le score au premier tour du président eurocrate du CAC40 et son score au second tour, ajouté à la forte abstention et au niveau élevé des votes blancs, montrent que Macron a été élu par défaut.

Le premier tour se caractérise par la percée de Jean-Luc Mélenchon à près de 20% et 7 millions de voix. Il est l’expression dans les urnes du rejet massif des politiques libérales (dont les luttes du printemps 2016 contre la loi El Khomri ont été l’une des expressions récentes), du rejet du fascisme, des guerres et de l’opposition des masses laborieuses à l’UE dans la continuité des combats depuis la victoire du NON au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen. Ce premier tour, avec l’élimination de LR et du PS, annonce aussi l’ébranlement du système de l'alternance bourgeoise bipolaire sous la Vème République monarchiste et le besoin qu'émerge une alternative populaire au libéralisme prédateur et au fascisme.

Les enjeux des législatives apparaissent ainsi clairement :

·         Le banquier-président cherche à parachever sa victoire présidentielle par une majorité de députés qui lui permettrait d'imposer son programme libéral et eurocrate destructeur qui fera le lit du fascisme.

·         Les deux partis LR et PS affûtent déjà leurs armes pour prendre leur revanche sur la défaite cinglante que le peuple vient de leur infliger dans les urnes. Chassés par la porte, ils rêvent de revenir par la fenêtre.

·         Le parti fasciste, le FN, projette aussi d'envahir le Parlement comme perchoir pour préparer sa quête de pouvoir présidentiel dans cinq ans.

·         La tâche qu'impose cette situation à notre camp antilibéral, antifasciste, antiguerre et eurocritique est d'obtenir le maximum de députés pour que résonnent au Parlement les échos des luttes sociales et populaires contre les diktats libéraux et guerriers du gouvernement anti-populaire.

Le premier tour de la présidentielle a ouvert la voie à une recomposition politique sans et contre le PS social-libéral et eurocrate. Le parti-mouvement de Macron cherche à prendre la place tenue d'antan par le PS en y associant la droite centriste libérale et eurocrate.

La droite LR cherche par sa revanche aux législatives à limiter cette recomposition politique, pour imposer une cohabitation à l'allemande entre président et gouvernement, c’est-à-dire une coalition politique entre parti présidentiel et parti majoritaire au Parlement (En Marche / LR).

Les fascistes veulent apparaître, par le nombre de leurs députés, comme la « seule » opposition au Parlement en y développant leur démagogie sociale pour camoufler leur nature politique et leur programme euro-compatible, en détournant la colère du peuple contre les étrangers, les immigrés, les Rroms, les musulmans.

Nous ne pouvons pas et ne devons pas, parce que divisés, laisser s'opérer ces scénarios que seule l'unité peut permettre de déjouer.

Notre camp antilibéral, antifasciste, antiguerre et eurocritique forgé par la victoire du NON au TCE et fort de ses 7 millions de voix n'a pas d'autre choix possible que l'unité par des candidatures uniques partout pour contrecarrer les plans funestes anti-populaires des libéraux (En Marche, LR, PS) et des fascistes.

La résistance sociale et démocratique à la broyeuse libérale visant à en finir avec les conquis du Conseil National de la Résistance (CNR) aura besoin d'appuis et de relais au sein de l'Assemblée Nationale capables de démasquer la démagogie trompeuse du parti fasciste.

Voilà pourquoi pour ces élections législatives :

- nous regrettons les divisions irresponsables entre le Parti de Gauche/France Insoumise (PG/FI) et le Parti Communiste Français/Front de Gauche (PCF/FdG) ; la division au premier tour des législatives va rendre plus difficile l’accès au second tour ;

- nous soutenons les candidatures qui sont portées de façon unitaire par la FI et le FdG, y compris les candidatures FI seule ou FdG seul qui font suite à des retraits de l’un ou de l’autre ; 

- à défaut d’entente, nous demandons malgré tout à nos militants et sympathisants de mener la campagne là où ils/elles sont déjà engagés, que ce soit dans les groupes d'appuis de la France Insoumise ou dans le Front de Gauche.

 

Plus que jamais nous nous démarquons des querelles de chapelles, de part et d'autre, et appelons, à défaut de candidats communs dans chaque circonscription, à sceller un pacte de non-agression dans la campagne, et d’appel à voter pour celui des deux candidats qualifiés au second tour.

A l’Assemblée Nationale, les députés de l'alliance populaire antilibérale, antifasciste, antiguerre et eurocritique, qu’ils soient « France Insoumise » ou « Front de Gauche », devront travailler ensemble dans l’intérêt du peuple et des luttes dont ils seront le relais, et devront siéger dans un même groupe parlementaire.



Retourner à la liste Haut de page


RCC, 2018 | http://www.rassemblementcommuniste.fr/cc5962 | coordcomm5962@rassemblementcommuniste.fr