La
catastrophe sociale que nous subissons n’est plus à
démontrer et nous en connaissons l’origine : le système
capitaliste incurable nous force à payer sa crise structurelle
par une oppression patronale totalement décomplexée,
notamment par son organisation supranationale en construction
(l’Union Européenne). En France, comme dans de nombreux
autres pays européens, les menaces sont soigneusement
entretenues par le gouvernement et relayées par les médias
en service commandé tant à l’extérieur
qu’à l’intérieur du territoire national :
le terrorisme, la guerre, les désastres environnementaux et
les partis fascistes en embuscade. La paix mondiale elle-même
s’en trouve menacée, de l’aveu même de nos
gouvernements.
Inutile
de se mentir : en absence d’une alternative progressiste
clairement constituée contre la coalition bourgeoise
impérialiste USA-UE, le rapport de force est encore loin de
nous être favorable, et nous ne pourrons commencer
l’affrontement libérateur qu’à partir d’une
étincelle, d’un coup de tonnerre capable de faire
changer la peur de camp et de redonner l’espoir et le tonus à
la classe ouvrière et au monde du travail.
Le
seul programme antilibéral annonçant une rupture
décisive avec le fascisme, l’OTAN, la guerre, avec l’UE
(le « plan B »), est celui de la France Insoumise.
Le seul candidat capable de porter un coup mortel au parti socialiste
calciné, avant dernière cartouche de la bourgeoisie
dans sa fuite en avant, c’est Mélenchon.
Jean-Luc
Mélenchon, le seul « vote utile »
Au-delà
des candidatures de « représentation » ou de «
témoignage », aux scores médiocres ou marginaux,
inoffensives pour le patronat mais objectivement dangereuses pour les
travailleurs qu’elles divisent un peu plus, celle de Jean Luc
Mélenchon incarne le seul « vote utile »
permettant à la gauche d’être présente au
deuxième tour, devant un candidat du PS discrédité
et à l’agonie, et devant le banquier d’affaire
hollandiste Macron.
C’est
tout à l’honneur du Parti Communiste Français,
malgré un retard dû aux hésitations et
atermoiements de ses dirigeants, d’avoir choisi le soutien à
J-L Mélenchon, prenant ses responsabilités en tant que
composante d’un front antilibéral ayant émergé
en 2005 – rappelons-le - d’un rejet populaire historique
du projet libéral européen (le NON au Traité
Constitutionnel Européen). C’est le choix de l’unité
conquérante, assumant une rupture claire avec le PS va-t-en
guerre et social-libéral. C’est enfin le prolongement
logique de cette unité qui fut résolument la nôtre
l’année dernière en tant que forces politiques et
syndicales organisant et entrainant les travailleurs dans la lutte
contre la loi « El Khomri » de casse du code du
travail, puisque la candidature Mélenchon est la seule à
annoncer, et à pouvoir désormais concrétiser,
son abrogation.
En
tant que militants engagés dès le début dans ce
front objectif des forces antilibérales et de rupture d’avec
le PS social-traître, front tantôt incarné par les
collectifs antilibéraux, tantôt par le Front de Gauche,
tantôt encore par la France Insoumise, la Coordination
Communiste considère les soutiens du PCF, mais aussi du PRCF
et d’autres organisations communistes, comme une avancée
décisive pour cette échéance électorale
et surtout pour le rapport de force favorable que cela permet
d’impulser dans les luttes de classe. Car c’est dans ces
moments clé que nous réapprenons l’esprit
d’unité, condition nécessaire pour vaincre dans
la lutte de classe.
Des
élections législatives à haut risque de division
Dans
le prolongement immédiat de cette échéance
présidentielle, pour laquelle nous devons joindre les actes à
la parole et assumer nos choix loyalement et jusqu’au bout par
respect pour tous ceux que nous défendons, l’élection
législative comporte le risque d’une nouvelle division
mortifère, qu’attendent évidemment nos
adversaires. Or il est clair qu’aux
législatives comme à la présidentielle, la
division conduit à la défaite. Opposer des candidats de
la France Insoumise à des candidats du PCF dans les mêmes
circonscriptions serait en effet totalement illisible pour le peuple
autant que durablement et extrêmement préjudiciable pour
les idées convergentes que nous défendons.
Les
résultats que pourraient obtenir aux législatives des
candidats du PCF dans quelques circonscriptions historiques ne sont
même pas assurées, tant les travailleurs appelés
aux urnes n’aiment pas la division, tandis que des candidats «
insoumis » mais isolés de
facto de leur leader ne
bénéficieraient pas de la même dynamique que lui,
comme on a déjà pu l’observer aux dernières
législatives avec les candidats du Front de Gauche.
En
réalité, seule la négociation entre Insoumis et
sections communistes, circonscription par circonscription, tenant
compte au cas par cas des candidats les plus aptes à gagner
localement, autour d’un programme minimum de rupture claire
avec le PS, permettrait d’ajouter « la surprise à
la surprise » attendue des présidentielles, en créant
un puissant groupe d’union antilibérale à
l’Assemblée capable de se faire entendre, tout en
respectant l’existence de partis distincts et souverains. Nous
devons coûte que coûte forger
une alliance électorale unitaire
qui favorise la montée en puissance du refus de l’austérité,
ce que la résistance sociale contre la "loi travail"
annonce.
C’est
la perspective que nous appelons de nos vœux de la part de la
France Insoumise et du Front de Gauche, puisque le calendrier
quinquennal nous l’impose avec la continuité
présidentielle – législatives. Et les primaires
du PS ne doivent pas parasiter cet élan car, quelle qu’en
soit l’issue, le candidat qui en émergera, portera, nous
le savons, les couleurs du parti qui a prolongé de cinq années
supplémentaires la casse sociale et du « sarkozysme »
pourtant massivement rejeté par le peuple en 2012. Ne
doutons pas : la division nous ferait reculer mais l’unité
nous donnera la victoire !

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