La
campagne pour des « primaires à gauche »
cache mal une stratégie de réhabilitation préventive
des forces sociale-libérales aujourd’hui en pleine
tourmente à la tête de l’Etat.
Depuis
quatre ans, « L’ennemi de la finance » de
2012 s’emploie (comme son prédécesseur) à
détruire toute protection des travailleurs, augmenter le temps
de travail, réprimer à outrance les militants syndicaux
(jusqu’à la prison ferme : inédit depuis
1948 !) pendant que ses partenaires, patrons et banquiers
licencieurs, ont les coudées franches pour mettre à sac
le pays, participer à des guerres de rapines impérialistes
aux quatre coins du globe, et en premier lieu à la préparation
d’une agression frontale de la Russie, aux premières
loges d’une coalition impérialiste UE-USA utilisant
patiemment ses pions fascistes dans cette direction (Ukraine,
Turquie, Daech, Israël, Arabie Saoudite et Qatar)…
Le
mouvement progressiste et communiste de ce pays se trouve presque
sommé, sous l’épée de Damoclès d’un
nouveau 21 avril face au FN, de contribuer à cette mascarade
pré-électorale qui n’a d’autre but que de
faire adouber un candidat socialiste, qu’il s’agisse
d’Hollande lui-même, de ses suppôts ou d’un
quelconque « frondeur » ayant invariablement
appuyé ses contre-réformes et agressions
anti-populaires au Parlement. Il ne faut pas rêver : le
rapport de force est encore bien trop favorable au PS pour espérer
en voir sortir un candidat de la vraie gauche, c'est-à-dire
nettement et clairement séparé de ce parti.
Or
ce sont bien les forces coalisées de la droite et du PS qui
ont contribué à l’ascension électorale
foudroyante du parti fasciste, par leur politique de guerre
antisociale et islamophobe, à l’intérieur comme à
l’extérieur des frontières, et de promotion
médiatique intentionnelle de son égérie Marine
Le Pen. Le remède ne peut être trouvé dans les
ingrédients du poison !
Participer
à de telles « primaires », c’est
se soumettre à un mécanisme de légitimation du
PS encore hégémonique, dans ses relais, ses élus
et ses moyens financiers, que nous refusons catégoriquement.
La seule alternative qui puisse créer dans le peuple un espoir
de changement, pendant toute cette année où les
militants disposent de temps, avant 2017, pour agir dans les
quartiers populaires et les boîtes, est une candidature
unitaire clairement démarquée à gauche du PS. Et
le seul qui a choisi de démasquer ce complot en
annonçant sa candidature, suscitant ainsi cet espoir tout en
résistant aux multiples pièges médiatiques que
la classe politique ne manquera pas de tendre jusqu’à
l’année prochaine, c’est Jean-Luc Mélenchon.
Bien
sûr, l’homme ne fait pas l’unanimité. Mais à
l’heure où la rupture avec le piège
« social-démocrate », aujourd’hui
clairement démasqué aux yeux du peuple et des
jeunes générations en détresse, doit
progresser, toute attitude complaisante ou suiviste des directions
politiques vis-à-vis du PS ferait reculer le mouvement de
conscientisation. Et en cette période où une dirigeante
trahit et rejoint le gouvernement (Emmanuelle Cosse des Verts), où
un autre déclare accepter une « candidature
Hollande, mais sans son programme » (Pierre Laurent du
PCF), seul Mélenchon, la « bête noire du PS »
parvient à se démarquer et poser les vraies questions,
contre la propagande socialiste du « tout sauf
Mélenchon ».
N’est-il
pas le seul, au-delà de ses insuffisances selon nous, à
accuser nettement la complicité du gouvernement français
dans la mise à sac de la Syrie laïque, s’appuyant
sur les terroristes de Daech qu’il prétend combattre
ici ?
N’est-il
pas le seul à soutenir clairement, malgré le torrent
médiatique de diabolisation anti-Poutine, le seul camp qui
fasse réellement reculer le terrorisme et le fascisme
actuellement, que ce soit contre Daech en Syrie et en Irak ou contre
les milices fascistes pro-gouvernementales en Ukraine, à
savoir la Russie?
N’est-il
pas le seul à se réclamer ouvertement du regretté
Hugo Chavez, dont il était jadis en 2012 l’invité
d’honneur français lors d’un sommet bolivarien à
Caracas ?
N’est-il
pas le seul à s’opposer à l’UE dont il
déclare vouloir sortir la France si nécessaire (pendant
que tant d’autres dirigeants antilibéraux font
allégeance au PGE et à l’illusion d’une
« révolution permanente dans l’Europe sociale
sinon rien ») ?
N’est-il
pas le seul à s’être engagé pour
tenter de faire échec à Marine Le Pen lors des
dernières législatives à Hénin-Beaumont ?
N’est-il
pas le meilleur en lice actuellement pour représenter le
combat quotidien que nous menons contre la progression du FN dont
l’UMPS est encore le moteur ?
N'est-il
pas le candidat du Front de Gauche qui, à la présidentielle
2012, a fait voter 4 millions d'électeurs contre les
politiques libérales qui broient les conquis sociaux et
démocratiques de nos anciens ?
La
candidature de JL Mélenchon doit être une arme pour
déjouer tous les pièges tendus pour remettre le
couvercle sur la formidable victoire populaire du NON au référendum
sur le Traité constitutionnel Européen de 2005 qui a
clairement délimité les deux côtés de la
barricade : le côté des partis libéraux et
fascistes du grand capital (droite, socialiste et fasciste) et le
côté du mouvement ouvrier, paysan et du peuple.
Joignant
les actes à la parole, nous mettrons désormais nos
forces à la création de comités de soutien à
Jean-Luc Mélenchon pour 2017, là où nous sommes
organisés, et appelons nos camarades dans et hors du Front de
Gauche, engagés dans le patient combat anti-libéral,
anticapitaliste et antifasciste quotidien en France à faire de
même !
|