La percée des
partis fascistes en Europe et en particulier en France aux
européennes, sponsorisée par les médias
bourgeois, montre à quel point une gauche conséquente,
anticapitaliste, antifasciste, anti-européenne, manque au
peuple, désorienté et désespéré
dans une large mesure.
Plus que jamais, la
nécessité pour les forces communistes et progressistes
de se rassembler et d’organiser la lutte contre l’ennemi
de classe est aujourd’hui évidente.
L’approfondissement
sans limite de la crise du capitalisme financier mondialisé
remet à l’ordre du jour les options historiques de la
bourgeoisie effrayée : guerres directes ou indirectes de
recolonisation ou de reconquête (Syrie, Ukraine, Centrafrique,
…) qui n’ont jamais été aussi fréquentes
et nombreuses de la part des puissances impérialistes US et
UE, fascisation dans les urnes mais aussi dans la rue (percée
des partis fascistes en Europe, activation par l’impérialisme
de mouvements ouvertement fascistes manipulés par les
impérialistes en Amérique Latine, en Europe de l’Est,
dans nos pays même où les « identitaires »
se montrent à présent en milices de type S.A. dans les
métros de Lille, Lyon ou Paris !), regain d’islamophobie,
de négrophobie, de romophobie, chasse aux sans papiers dans
les pays européens notamment, en France en particulier,
« droitisation » de la social-démocratie
(dont le rôle a toujours été de tenter de
raccrocher une partie des masses laborieuses au capital contre les
forces révolutionnaires qui émergent nécessairement
dans ces masses)…
Les résultats des
élections (forte abstention populaire, difficultés pour
le Front de Gauche d’apparaitre comme une alternative crédible)
montrent la nécessité dans le contexte actuel en France
de ce double objectif:
- Lutter pour la
sortie de l’UE (ce qui entraînera son implosion
immédiate), seule perspective démocratique permettant
au peuple français (mais aussi aux autres peuples d’Europe
prisonniers de cette construction bourgeoise historique) de choisir
la politique qu’il lui faut, condition nécessaire (mais
bien sûr non suffisante).
- Lutter pour la
construction d’un Front Populaire de Gauche, antilibéral
et antifasciste (sur la base du seul front large existant
actuellement : le Front de Gauche, fût-il fragile sur la
question de la lutte contre l’UE et ses diktats antisociaux,
sur l’électoralisme, sur des questions telles que
l’islamophobie…)
On voit bien d’ailleurs
que ce front de lutte pour la sortie de l’UE commence à
percer concrètement au sein même du Front de Gauche. Des
intellectuels progressistes de plus en plus nombreux critiquent
l’Euro et commencent à théoriser - aux côtés
de pans de plus en plus larges des masses de travailleurs écœurés
par ces illusions européennes - ce qu’il y a quelques
années aurait été jugé complètement
fou, à savoir la sortie de la zone Euro.
A travers les luttes
actuelles mais aussi sur le front électoral, nous voulons
participer à cette lutte de plus en plus visible pour mettre à
jour les véritables buts de cette construction impérialiste
et meurtrière, qui se démasque chaque année
davantage.
Oui, il faut sortir de
cette prison européenne qui détruit les acquis de nos
luttes historiques, finance des guerres de reconquête, pousse
les masses dans des impasses politiques par déception ou par
haine de ceux qui nous trahissent de plus en plus ouvertement !
L’Europe sociale
est un mirage qui ne vise qu’à une chose : obtenir
d’une manière ou d’une autre notre consentement à
cette construction nécessairement impérialiste de plus
en plus arrogante et belliqueuse. Et la social-démocratie est
un des vecteurs de sa promotion, autant que le promoteur plus ou
moins conscient de la montée du fascisme, cette option que le
capital financier affolé à l’idée que nous
le démasquions nous réserve quand toutes les autres
options répressives auront été testées !
Oui, plus que jamais il nous faut un Front Populaire de Gauche,
antifasciste, antieuropéen, anticapitaliste, car de cette
résistance populaire seule pourra émerger l’offensive
révolutionnaire qui mettra fin à cette crise du
système !
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