Sous
l’effet et le prétexte de la crise, tous les partis
sociaux-libéraux, écologistes, de droite et d’extrême
droite de l’Union Européenne (UE) se sont ralliés
auxpolitiques inspirées par «l’école
de Chicago».
Celles-ciont déjà démontré tout leur
caractère inhumain dans le Chili de Pinochet, dans l’Argentine
des généraux, en Grande-Bretagne et aux USA depuis
Thatcher et Reagan, en Allemagne depuis Shroeder, en France depuis
Sarkozy... C’est la même logique qui a inspiré
les«plans
d’ajustement structurel»
qui martyrisent, et continuent à martyriser, les peuples dans
la grande majorité des pays sous domination impérialiste
et étranglés par la dette.Barroso a ainsi promis ce 29
mai «au
moins dix ans d’austérité et de difficultés».
Ce sont ces politiques de choc auxquelles sont livrées les
peuples européens au bénéfice et avec la
participation de chaque bourgeoisie nationale tel le MEDEF français
qui demande toujours «plus
d’Europe».
L’UE
est une union des capitalistes dominée par les USA et
l’Allemagne
Ces
politiques sont dirigées dans l’UEpar et pour les
impérialismes les plus puissants,l’Allemagne en tête
et en second lieu les pays les plus guerriers de l’UE: la
France et la Grande-Bretagne. Malgré des contradictions
réelles, ils sont alliés pour l’essentiel aux USA
comme le lien à l’OTAN inscrit dans le marbre par le TCE
et le projet de «Grand
Marché Transatlantique»
le montrent. Ceci
dévoile la natureréelle de L’UE: un cartel de
capitalistes pour obtenir le maximum de profits.
Ceci passe par la casse des conquêtes sociales arrachées
par la lutte des classes lorsqu’un vaste camp socialiste et de
forts Partis Communistes sur des bases de classe existaient. Les
peuples sont précipités (les plus frappés étant
les peuples de Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie,
Chypre) dans le cycle infernal où l’endettement justifie
l’austérité qui renforce l’endettement…
L’euro
en est le ciment monétaire
Le
traité de Maastricht, dont l’euro est un des piliers, a
été le premier grand coup d’accélérateur
de cette politique unique européenne.Les eurocrates nous ont
promis«l’euro
rempart contre la crise»
or les pays les plus touchés sont ceux de la zone euro,
«l’euro
va limiter l’inflation»
or les prix des produits de base flambent et les pouvoirs d’achat
s’écroulent, «l’euro
va harmoniser»
or c’est la concurrence («libre
et non faussée»)
la plus acharnée entre travailleurs qui est organisée
dopant le dumping social, en Europe et sur le marché mondial,
et alimentant les nationalismes réactionnaires.Les divergences
entre monnaies se sont ainsi muées en divergences encore plus
fortes entre les taux d’intérêts imposés
aux états, qui deviennent alors des prétextes pour
saigner les travailleurs et les peuples. L’euro
est la régression sociale sur toute la ligne.
L’UE
est une prison des peuples
L’euro
fait partie de tout un arsenal d’instruments mis en place pour
renforcer cette coalition de capitalistes: BCE, commission européenne
(CE), parlement européen fantoche (pour le vernis
démocratique), TCE, MES, CES… Comme aucun contrôle
politique sérieux ne peut se faire à 17 pays
capitalistes, l’euro encourage les politiques monétaristes
et est un viol permanent des souverainetés populaires. Le
trust capitaliste UE réduit, encore plus qu’au niveau
national, la démocratie à une simple oligarchie.Ainsi,
du non-respect des votes des peuples (comme les «non»
néerlandais et français en 2005) aux actes de guerre
(couper tout fond à Chypre) en passant par les désignations
de régents locaux comme en Grèce, Italie,… l’UE
montre de plus en plus ostensiblement qu’elle est une prison
des peuplesdont un slogan a été
donnée par Barroso ce 29 mai: «Les pays
européens peuvent se gouverner eux-mêmes, s’ils
suivent les recommandations de la commission».
Le
poison du racisme au service de la construction de l’UE
En
détruisant le «compromis
social»
issu de l’écrasement du nazisme hitlérien, les
bourgeoisies européennes cherchent à désunir les
travailleurspar la création d’un «ennemi
intérieur»en
utilisant et alimentant l’islamophobie, la négrophobie
et la rromophobie.Parallèlement, ils augmentent la répression
contre les luttes des classes ce qui leur est facilitée par la
divisiondes travailleurs. Cette politique pave la voie aux fascistes.
L’UE
est par nature antisociale
«L’Europe
sociale»
ou «une
autre Europe»,
«l’euro
des peuples»…
sont un leurre et un dangereux piège pour les travailleurs et
les peuples. En effet, ce holding des bourgeoisies est conçu
pour soumettre tout gouvernement au diktat libéral de la
politique unique européenne. Demander aux travailleurs qui
résistent dans chaque pays aux désastres de placer
leurs luttes au niveau de l’UE, c’est insuffler
l’attentisme qui engendre la démoralisation et le
sentiment d’impuissance. Les travailleurs de chaque pays
européen doivent créer le rapport des forces nécessaire
à la rupture avec l’UE par l’exercice de la
souveraineté populaire en sortant de l’euro, de l’UE
et del’OTAN. La voie du vrai «changement»
est un gouvernement résolument décidé à
combattre les oligarchies dirigeantes de notre pays et celles de
l’ensemble des pays de l’UE pour développer une
politique favorable aux travailleurs et autres couches populaires.
Ceci implique l’appropriation sociale des moyens de production,
en particulier par des nationalisations sans indemnisations,
l’annulation unilatérale de la dette et le renforcement
du pouvoir des travailleurs tout d’abord dans les lieux de
travail. Il est clair qu’une
telle stratégie révolutionnaire est incompatible avec
le maintien dans l’euro et l’UEet
ouvre la voie, si la classe ouvrière dotée d’un
vrai parti communiste se révèle suffisamment forte et
liée aux autres couches populaires, à la révolution
socialiste, c’est-à-dire réaliser la
socialisation des grands moyens de production et d’échange
grâce à la dictature du prolétariat.
L’UE
et l’OTAN sont les fauteurs de guerres
Les
faits parlent d’eux-mêmes. Depuis plus de deux décennies
les États impérialistes de l’UE dans le sillage
des USA qui pilotent l’OTAN agressent tous les pays, peuples et
États indépendants pour permettre à leurs firmes
monopolistes d’y prendre le contrôle des matières
premières surtout stratégiques. Irak, Yougoslavie,
Afghanistan, Côte d’Ivoire, Libye, Mali et aujourd’hui
Syrie en sont les illustrations.
La
crise généraledu capitalisme est utilisée par
les grandes bourgeoisies impérialistes des USA et de l’UE
pour liquider les conquêtes sociales et démocratiques à
l’intérieur de chaque pays et détruire
l’indépendance nationale des pays et États qui
avaient conquis la souveraineté nationale. Voilà
pourquoi est aujourd’hui d’une actualité renforcée
le mot d’ordre de Lénine: prolétaire de tous pays
et peuples opprimés, unissez-vous!
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