Nous
saluons la détermination et l’unité, à la
base et des syndicats, des salariés de Transpole en grève
massive depuis ce mardi 14 mai contre la dégradation de leurs
conditions de travail baisse notable du pouvoir d’achat et
multiplication des agressions. Nous soutenons totalement leurs
revendications et la forme de leur lutte, notamment les piquets de
grève. Par ailleurs nous dénonçons l’attitude
de la direction de Transpole qui a porté plainte pour entrave
à la « liberté du travail »,
néologisme attentatoire au droit de grève pour la
liberté d’exploitation des salariés, et sa
demande de recours aux forces de répression, dit de
« l’ordre » de fait bourgeois. En ce jour
de vote sur l’amnistie sociale, que Hollande, le gouvernement
et la direction du PS appellent à trahir, ceci rappelle d’où
vient réellement la violence, à savoir le patronat.
Nous
rejoignons aussi les craintes émis par les syndicats de
Transpole concernant la mise en place de la carte Pass-Pass qui de
fait va accroître les tâches des travailleurs et en
particuliers des roulants. En effet, en plus d’alourdir la
charge de travail pour les salariés, ce système mettra
en place un système de contrôle des déplacements
au fonctionnement opaque. Il est scandaleux que le vice-président
aux transports de la Communauté urbaine, M. Quiquet, et la
majorité socialiste se taisent devant cette situation décidée
unilatéralement par un simple délégataire de
service public. Les 21 millions d’euros mobilisés par la
mise en place de la carte Pass-Pass auraient pu être investis
dans une réelle amélioration des transports urbains.
Nous soutenons de plus les syndicats, notamment la CGT, dans sa
dénonciation de la négociation au rabais du contrat
d’exploitation du réseau Transpole par Keolis et Veolia.
Le matériel de Pass-Pass ne sera donc pas forcément
totalement opérationnel le 25 juin, jour du lancement, et le
personnel n’est pas suffisamment nombreux pour assurer dans de
bonnes conditions le service à rendre aux usagers. Nous voyons
aussi ici qui défend réellement les usagers. Ces
pratiques nous confirment dans notre position que le service de
transports publics de la Communauté Urbaine doit revenir en
régie publique, sans perte de droits pour les salariés,
et que les droits des salariés et des usagers dans la gestion
doivent devenir une réalité. Il faut en finir avec la
gestion privée de Transpole par Kéolis alors que
l’outil de travail appartient à la CUDL.
Par
ailleurs, nous considérons que la réduction des
inégalités sociales et entre les territoires de la
métropole est incompatible avec les pratiques de Transpole et
de la Communauté Urbaine comme l’augmentation des tarifs
afin d’inciter les usagers à « consommer »
des abonnements, comme la suppression récente de la gratuité
pour les élèves. C’est une des raisons de la
revendication de transports gratuits que nous soutenons.
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