Nous
publions ci-dessous des extraits filmés d'interview
d'ouvrières grévistes de PIMKIE, notre seconde
déclaration de soutien à la lutte des PIMKIE, le tract
des salariées diffusé dans les grandes surfaces
actuellement et un message de l'UL CGT Tourcoing concernant les
modalités des soutiens financiers aux camarades grévistes.
Vous retrouverez d'autres interview concernant cette lutte importante
dans le prochain numéro de notre journal Chantiers à
paraître en Février-Mars...
LE MULLIEZ EST
RICHE, TRES RICHE...
DIRAMODE :
52 905 millions d'euros de profit
soit une moyenne de 10,6 millions d'euros/an. 10,9 en 2008, soit une
augmentation des bénéfices de 300 000 euros.
RESTRUCTURATION
DU GROUPE: LE
MULLIEZ encaisse 47
millions d'euros !
ENSEIGNES PIMKIE,
XANAKA et ORSAY, regroupées dans le holding OOSTERDAM/KIBE:
Plus de 1
milliard d'euros de
chiffre d'affaire ! 202
millions d'euros de
bénéfices depuis 2003
FORTUNE
PERSONNELLE DU MULLIEZ: 21 000 millions d'euros.
Ces chiffres donnent le vertige. On
s'y perd. Et pourtant c'est LA
réalité. LE
SALARIÉ EST PAUVRE, DE PLUS EN PLUS PAUVRE !
Le SMIC pour la
plupart ou un peu plus soit - soyons larges! - 15 000 euros
/an. C'est combien le loyer? C'est combien la nourriture? C'est
combien l'école des gosses? C'est combien la voiture pour
venir travailler? Ces chiffres-là: il ne faut pas compter sur
la presse pour les fournir. Ces chiffres-là on vous les cache,
on les cache aux clients et on les cache à l'ensemble des
salariés de ce pays.
100 licenciements
chez XANAKA, 190 chez PIMKIE pour gagner encore plus quand
l'entreprise se porte à merveille. C'est ça « faire
passer l'homme avant le fric »? Les licenciements, c'est à
dire le massacre de familles entières, ne sont pas
admissibles.
FORTUNE
PERSONNELLE DU SALARIÉ : L'ANGOISSE DU LENDEMAIN SUR
LAQUELLE PROSPERENT TOUS LES MULLIEZ DU MONDE !
Le Mulliez est
riche parce que le salarié est pauvre et le salarié est
pauvre parce que le Mulliez est riche !

Tract
des salarié-e-s diffusé à la sortie des grandes
surfaces de la métropole :
Les
salarié-e-s de PIMKIE en colère !
190 suppressions
d’emploi, c’est 190 scandales ! Il faudra que
Mulliez le paye, et il faudra qu’il le paye cher !
Le groupe Mulliez,
du nom de la famille la plus riche de France, c’est Auchan et
une multitude d’autres entreprises, et c’est un empire
milliardaire. Parmi les nombreuses enseignes du groupe ; Pimkie.

Nous, travailleurs
de Pimkie, sommes aujourd’hui en grève, pour la plupart
des femmes, mères de famille, qui ont laissé leur santé
pour l’entreprise, passent leur temps sur les piquets de grève
de Wasquehal et Neuville-en-Ferrain, dans le froid, pour obtenir le
droit à la dignité. On ne jette pas les travailleurs
comme ça !
Leurs revendications
sont simples, et elles ont été votées en
assemblée générale : Une prime de 20000
euros, 2400 euros par année d’ancienneté et le
paiement des jours de grève.
Or, la direction ne
propose que des miettes ! Elle a pressé le citron (notre
travail pendant des années), et jette la peau ! Le 24
décembre, les représentants syndicaux ont été
reçus par la direction. Celle ci reste sur ses positions, elle
ne veut rien lâcher !

Nous disons
aujourd’hui :
A Mulliez ;
Nous sommes déterminées à lutter jusqu’au
bout, dans l’unité, pour obtenir satisfaction. Plus rien
ne peut nous arrêter !
Aux clients de
Mulliez ; salariés comme nous ; apportez nous votre
soutien, montrez lui que vous êtes de notre côté !
Nous ne lâcherons
pas, nous nous battrons jusqu’au bout !

Message
de l’UL CGT Tourcoing :
Pour apporter un
soutien financier, vous pouvez adresser vos chèques à
l'ordre de l'Union Locale CGT de Tourcoing, en mentionnant au dos
"solidarité avec les grévistes pimkie",
et les envoyer au 43 rue de Lille 59200 TOURCOING; Mieux, vous
pouvez aller les remettre directement sur le piquet de grève
de Neuville ou celui de Wasquehal.
Nos camarades de
Pimkie, qui ont réussi à vaincre les réticences,
s'engagent pleinement dans l'organisation d'actions quotidiennes,
avec les grévistes, déterminés à
poursuivre la grève jusqu'à satisfaction des
revendications. Avec eux, continuons le combat !
Leur victoire sera
aussi la nôtre, et pèsera dans nos rapports avec le
patronat !

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