Mercredi
25 mars 2009, les salariés de l'entreprise « Wagon Automotive»
de Douai ont décidé à 99% la grève
générale contre le prolongement du chômage
partiel adossé à un plan de licenciements. Les
travailleurs de « Wagon » sont prêts à
une grève longue qui ne pourra s'achever que par la
satisfaction de leurs revendications.
Quelles
sont leurs revendications?
Mise
en place immédiate d'une indemnité de chômage
partiel à 75 % du brut, soit 90% du net à compter du
1er Avril 2009 ;
Un
plan de formation professionnelle sérieux entre l'Etat, la
Région et l'Entreprise pour assurer au Personnel un avenir
professionnel ;
Le
plan de restructuration touchant essentiellement des jeunes salariés
embauchés ces dernières années, ces derniers
exigent le paiement d'une prime de départ conséquente
au lieu des ... 2000 euros proposés par la Direction
Générale ;
Des
engagements concrets pour un «PLAN DE CONTINUATION »
des entreprises du Groupe WAGON pour répondre aux besoins des
Constructeurs français : RENAULT et PEUGEOT ;
Le
règlement au Comité d'Entreprise de toutes les créances
de celle-ci dont la plupart ont été prélevées
sur les fiches de paie des salariés comme la participation aux
Chèques Vacances et qui représente plus de 120 000
euros.
Ces
salariés demandent-ils la lune? Non ils ne la demandent pas!
Ils n'exigent que leur dû. Sourds aux mensonges de la
bourgeoisie, ils refusent, en toute légitimité, de
subir une crise dont ils ne sont en rien responsables. Ils se battent
pour leur dignité, leur vie et celle de leur famille. Ils se
battent pour l'avenir de leurs enfants. Ils se battent pour les plus
jeunes d'entre eux que les patrons ont déjà promis au
sacrifice.
Entre la
préservation de leur emploi et la préservation des
marges de profit, les salariés de «Wagon» ont
choisi de lutter contre leurs patrons pour sauver leur
entreprise.
Ces
salariés montrent la voie. La Coordination Communiste leur dit
bravo. Elle les assure de son indéfectible soutien. Elle
appelle les autres travailleurs, dans toutes les entreprises, à
suivre l'exemple de ceux de chez «Wagon» en gardant
constamment à l'esprit que si ceux qui se battent vont
peut-être perdre, ceux qui ne se battent pas ont déjà
perdu. Elle appelle les travailleurs, avec leurs syndicats, à
interpeller les directions syndicales – en particulier celle de
la CGT - qui restent scandaleusement l’arme au pied alors qu’il
conviendrait d’organiser une contre-attaque sociale.
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