avec
Danielle Bleitrach, sociologue et militante communiste,
auteur
de « Cuba, Fidel et le Che, ou l'aventure du
socialisme »,
et
des représentants des partis communistes chinois et cubain
19
heures 30: Buffet et soirée festive internationaliste -
Chansons révolutionnaires avec les Joyeux Mutins - Rythmes
cubains et musique kabyle avec Cordillera et Akli
L’histoire
de l’humanité, c’est l’histoire de la lutte
des classes. Alors que la société féodale
quittait la scène au profit du capitalisme naissant, avec la
Commune au XIXème siècle, la classe ouvrière
montrait le chemin pour renverser la dictature de classe de la
bourgeoisie.
Pour
mettre fin à la boucherie de la guerre impérialiste au
début du XXème siècle, les ouvriers et paysans
russes, sous la direction du Parti Bolchevik réalisèrent
la prouesse de la Commune de Paris, puis résistèrent à
l’agression de la coalition de 14 puissances impérialistes,
avant d’opérer l’édification d’une
société socialiste, débarrassée de la
propriété privée des moyens de production et
d’échange.
La
classe ouvrière se lança un peu partout à
l’assaut du pouvoir bourgeois, mais la social-démocratie
et le PS au pouvoir furent utilisés partout, notamment en
Allemagne, pour réprimer et assassiner la révolution
sociale.
Minée
par la crise de surproduction de 1929 et effrayée par les
succès du socialisme, la bourgeoisie mondiale finança
et arma la dictature terroriste du grand capital, le nazisme, pour
tenter d’écraser la patrie des ouvriers et des paysans.
Dans un effort grandiose et en dépit d’énormes
pertes, l’URSS prit la tête de l’alliance
antifasciste pour vaincre l’agression fasciste contre les
peuples.
La
preuve était donnée qu’un monde sans capitalistes
était possible, qu’une société pouvait
fonctionner sans la dictature de classe de la bourgeoisie.
Grâce
à ce nouveau rapport de force à l‘échelle
mondiale, la classe ouvrière dans les pays impérialistes
obtint par ses luttes des acquis sociaux et démocratiques non
négligeables.
Les
peuples opprimés secouèrent le joug colonial, mettant
fin aux empires coloniaux mis en place par la seconde mondialisation
capitaliste au XIXème siècle, qui avait succédé
à la première, marquée par la colonisation du
continent américain, le génocide des amérindiens,
la traite et l’esclavage des noirs.
En 1949,
le Parti Communiste Chinois dirigeant « l’alliance des
quatre classes, les ouvriers, les paysans, l’intelligentsia et
la bourgeoisie patriotique » renversa la tyrannie bourgeoise
pro-impérialiste et engagea le pays dans la révolution
nationale, démocratique et anti-impérialiste, en
rejoignant le camp socialiste né de la victoire libératrice
de l’URSS contre le fascisme mondial.
En 1959,
Cuba fit sa révolution anti-impérialiste en
débarrassant les ouvriers et paysans du règne
despotique d’une bourgeoisie vassale des USA, puis après
le congrès de refondation du Parti Communiste Cubain rejoignit
le camp socialiste.
Ces
révolutions (Chine, Cuba, Vietnam, Corée du Nord)
démocratiques, à orientation socialiste et dirigées
par des partis communistes ont eu comme matrice la Révolution
bolchevique et l’édification du socialisme en URSS.
Même
si l’URSS, rongée progressivement par le révisionnisme
antibolchevique a subi une défaite, ces révolutions
démocratiques, anti-impérialistes à orientation
socialiste ont résisté et inspirent en ce début
du XXIème siècle de nouveaux processus
révolutionnaires, progressistes, démocratiques,
antilibéraux et anti-impérialistes comme au Venezuela,
en Équateur, en Bolivie, au Nicaragua, etc. ..
Au
moment où l’humanité redécouvre à
grande échelle la nature prédatrice, vorace,
parasitaire, guerrière, immorale, barbare et décadente
du mode de production capitaliste en crise, nos regards croisés
sur ces trois révolutions qui ébranlèrent le
XXème siècle sont nécessaires pour apprendre de
ces expériences et préparer les révolutions
socialistes et anti-impérialistes du XXIème siècle.
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