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Retourner à la liste Imprimer 2007_05_16_sarkozyelu.pdf 16 mai 2007
Sarkozy élu: Organisons la résistance pour faire échec aux projets du MEDEF!

Déclaration de la Coordination Comumniste

Après la tenue de l'assemblée des collectifs...

L’élection présidentielle a vu revenir en force le bipartisme Droite/Gauche, UMP/PS, bipolarité conçue par le système même de la Vème République pour préserver la dictature du capital sur les travailleurs.

Dès le début, les grands médias publics et privés, ainsi que les instituts de sondages ont fabriqué le « vote utile » à droite et à gauche dans une ultime manipulation pour prendre leur revanche sur la formidable victoire du camp du NON au référendum sur le Traité de Constitution Européenne.

Sarkozy, premier candidat du MEDEF, a finalement été élu avec un programme clairement anti-social, de revanche historique du capital sur les conquêtes sociales et démocratiques du mouvement ouvrier de 1936, 1945 et 1968.

Au moment où le mouvement ouvrier et populaire est affaibli par le révisionnisme, l’opportunisme et le réformisme de ses dirigeants politiques et syndicaux, notre appel à utiliser le bulletin Ségolène Royal pour battre Sarkozy signifiait la prise en compte des conditions de la résistance ouvrière et populaire, induites par un rapport de force défavorable.   

On mesure là toute l’irresponsabilité politique de la division du camp du NON, lequel avait adopté 125 propositions anti-libérales, mis en place près de 800 comités anti-libéraux avant d’imploser sur le choix du nom à mettre sur le bulletin de vote.

Le trotskisme et le social-libéralisme ont saboté l’effort réalisé pour rassembler les forces militantes du camp du NON. D’abord l’attitude concurrentielle de la LCR, qui se poursuit d’ailleurs dans les débats actuels pour des listes unitaires aux législatives. Ensuite, les manœuvres anti-parti d’« individualités » ou de certains militants des « collectifs Bové ». Enfin, l’offensive, interne au PCF, des éléments droitiers pour l’arrimage du PCF au PS (voir le projet de « fusion PS/PC » préconisé tant à l’intérieur du PS que du PCF).

 

L’objectif du capital demeure la destruction du PCF, même muté, soit par sa disparition électorale grâce à la promotion des trotskistes (aujourd’hui la LCR avec Olivier Besancenot ), soit la « fusion »/liquidation dans un PS transformé en « parti de la gauche ».

La Coordination Communiste continuera à défendre la tradition, l’héritage communiste contre le projet du capital, de la social-démocratie et des trotskistes, de recomposition politique sur le « cadavre » du PCF, le parti révolutionnaire né au Congrès de Tours en 1920, grâce à  l’apport indéniable de la Révolution d’octobre 1917, à l’expérience de la IIIème Internationale Communiste et à celle de l’édification du Socialisme en URSS. Une telle recomposition politique anti-PCF, c’est aussi là leur façon de faire « table rase » d’un passé de conquêtes sociales et démocratiques.  

Toutes ces diversions politiques orchestrées par la bourgeoisie et ses agents dans le mouvement ouvrier ont un seul et unique but : empêcher la mise en place d’un front politique anti-libéral issu du camp militant victorieux du NON le 29 mai 2005, d’un front anti-libéral rassemblant toutes les forces politiques, associatives, syndicales qui ont milité pour le NON.

Pour ces élections présidentielles, la majorité des organisations marxistes-léninistes pour la reconstruction du Parti Communiste dont le monde du travail et le peuple ont besoin, se sont réfugiées dans l’impuissance sectaire de « l’abstentionnisme » au premier et au second tour. Le taux de participation des masses de plus 85% (votant « utilement » pour les candidats libéral et social-libéral) permet de mesurer les dégâts idéologiques et politiques causés par des décennies de capitulation et de destruction des positions révolutionnaires au sein du mouvement ouvrier et populaire par le PCF muté, par leurs rivaux trotskistes (LCR, LO, PT, etc.) et par le PS devenu social-impérialiste. mais il démontre aussi l’inefficacité politique des appels à « l’abstention ». La majorité de la classe ouvrière, désarmée idéologiquement et politiquement, est trompée, illusionnée par la social-démocratie impérialiste (PS), par la droite populiste dure (UMP), par la droite sociale chrétienne (UDF/MD) et par les fascistes du FN 

Mais dans le même temps, la combativité de classe demeure: Plus de mille grèves ouvrières durant la campagne électorale des présidentielles, grèves totalement ignorées par les médias et la majorité des candidats. C’est là un point d’appui permettant d’amplifier les revendications et les luttes pour le SMIC à 1500 euros nets, pour 300 euros de hausse des salaires et des pensions mensuelles, contre l’attaque du droit de grève par le « service minimum », contre la remise en cause des retraites des cheminots, des électriciens, gaziers et d’autres secteurs des transports et des travaux pénibles, pour l’emploi stable et le statut des fonctionnaires, contre la fabrication de travailleurs pauvres par la soit-disant baisse du chômage et pour le droit de vote des immigré(e)s à toutes les élections, etc.

La tâche essentielle aujourd’hui est d’œuvrer à l’émergence d’un front populaire uni anti-libéral dans lequel les marxistes-léninistes constitueront une aile anti-capitaliste rassemblée pour aider le mouvement ouvrier et populaire dans sa résistance inévitable contre l’offensive libérale dure incarnée par Sarkozy et éviter le piège de l’hégémonie social-libérale du PS. La construction du front anti-libéral militant et de son aile anti-capitaliste est une voie obligée pour la reconstruction du parti communiste marxiste-léniniste, étape indispensable vers la révolution prolétarienne du XXIéme siècle.

La constitution de ce front nécessite l'unité du camp anti-libéral. Cependant, comme pour les présidentielles, la division domine très largement pour les législatives. Dans ce contexte, la Coordination Communiste soutient les candidatures unitaires présentées ou soutenues par les Collectifs anti-libéraux locaux. A défaut, la Coordination Communiste soutient les candidatures du PCF, parti qui reste la principale base ouvrière militante de ce front populaire anti-libéral en construction. Au second tour, nous appellerons à battre les candidats de la majorité présidentielle sarkozyste.

Fait à Lille le 16 mai 07   


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