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Retourner à la liste Imprimer 2016_11_25_fidel.pdf Nov 2016
FIDEL n'est pas mort

Notre cher camarade Fidel vient de s’éteindre, endeuillant tous les combattants révolutionnaires, tous les assoiffés de justice de ce monde, et le fleuve du venin médiatique reprend de plus belle, spectacle de la haine des impérialistes qui n’ont jamais réussi à l’abattre.

Son immense et incontestable popularité auprès des hommes et des femmes cubaines mais aussi auprès de toutes ces générations de communistes et de progressistes partout dans le monde, auprès des peuples opprimés, on comprend pourquoi le capitalisme a tout fait pour éviter qu’il y ait trop de tels « dictateurs » sur Terre, en assassinant Lumumba, Allende, Ben Barka, Sankara, Cabral, et tant d’autres…
« Dictateur » qui renversa Batista et installa la démocratie sur cette indomptable colonie caribéenne, faisant d’elle la base et le phare de toutes les luttes de libération des peuples opprimés du monde autant qu’un exemple international ô combien gênant de justice sociale.
« Dictateur » qui a donné sa vie pour les luttes de libération et la démocratie en Amérique Latine, d’Allende à Chavez en passant par Sandino, face aux potentats plus ou moins fascistes du pouvoir yankee.
« Dictateur » qui a inspiré son peuple et fait de son pays l’exemple mondial des aides humanitaires sur tous les continents, soignant et assistant les victimes dès qu’un séisme survient, quand on attend encore les miettes des grands démocrates moralisateurs des pays les plus riches du monde… aidant même les misérables et les sinistrés du Bronx, de Harlem ou de Louisiane, au cœur même du monstre qui asphyxie son peuple. La solidarité médicale au service de la coopération amicale et fraternelle entre les peuples est l'emblème de Cuba socialiste.
« Dictateur » qui, sans aucune contrepartie et au risque de renforcer la pression économique US contre Cuba, lança son armée au secours du peuple angolais en lutte contre les fascistes sud-africains et les foudres de Reagan, et qui obtint - en échange de son retrait une fois l’indépendance de l’Angola et de la Namibie assurées - la fin de l’apartheid fasciste et raciste en Afrique du Sud et la libération du camarade Nelson Mandela.
« Dictateur » qui, lorsque l’URSS s’effondra et l’aide cruciale qu’elle fournissait avec elle, affronta le renforcement du blocus américain par la loi génocidaire « Helms Burton » (sensée accélérer la chute du « régime » par la famine infligée au peuple), en gardant plus que jamais l’adhésion de tout son peuple pour survivre à la catastrophe pendant la période spéciale.
« Dictateur » qui permit à des présidents révolutionnaires élus démocratiquement en Amérique Latine de résister aux innombrables putschs et lock-out patronaux téléguidés par la CIA : Hugo Chavez, Evo Morales !
« Dictateur » qui fit de son île en pleine « période spéciale » le pays le plus avancé du monde en matière d’écologie, de protection de l’environnement et d’agriculture biologique, grâce à des moyens de production socialisés et une souveraineté nationale complète contre l’agro-business destructeur et mondialisé.
« Dictateur » d’un pays dont le seul « goulag infernal » est celui d’une enclave coloniale, Guantanamo, appartenant à l’illustre Nobel de la Paix yankee.
A la vérité Fidel, tu fus sans aucun doute aussi « dictateur » que nos pays sont démocratiques.
Et tous ces « crimes » que l’impérialisme ne peut tolérer, tout ce qui nous revient aujourd’hui en mémoire, Fidel, ne furent pas le fruit du hasard, ni le feu intérieur d’un « Saint » hors du temps et des hommes : c’est au contraire le fruit de ce qui t’a forgé comme homme d’éthique et de cœur, et comme dirigeant et génial stratège: l’âme de ton peuple, et le communisme.
Car comme tu l’as dit suite aux grandes heures de la Moncada : « je suis marxiste-léniniste et je le resterai jusqu’à la fin de ma vie ». Et c’est bien cet héritage fondamental du communisme, assurant aux peuples tant de victoires révolutionnaires au siècle dernier, que tu as réussi à porter bien haut jusqu’aux générations actuelles comme un dernier combat ô combien central pour nous : Sens tactique et stratégie révolutionnaire, capacité à unir et à faire front commun avec tous les progressistes, avec sang-froid et sans affect, pour les luttes anti-impérialistes, antiracistes, antisionistes, anticolonialistes, anticapitalistes en somme, pour la révolution et la construction du socialisme, pour l’internationalisme conséquent, pour un monde meilleur de justice sociale et de solidarité !
« L’histoire m’acquittera » avais-tu dit, faisant tes premières armes, avant d’entrer dans les geôles de Batista : Nous le disons avec force Camarade Fidel, non seulement l'histoire t'a donné raison,  mais c’est à toi, c’est à nous, aux prolétaires et aux peuples de condamner l’histoire des oppresseurs !

Fidel, L'immense géant de la révolution, du socialisme communiste de la seconde moitié du XXème et de ce début du XXIème siècle a légué à la postérité un héritage théorique et pratique qui va servir comme guide pour l'action à de plus en plus de combattants anticapitalistes et anti impérialistes pour que triomphe à nouveau le futur communiste de l'humanité.

La Coordination Communiste se joint à tous les combattants contre l’ordre capitaliste pour clamer, en pesant le sens de chaque mot, ton slogan fameux : Hasta la victoria siempre !

 

 



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