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La
KSM, organisation de jeunesse communiste en République Tchèque
qui avait été dissoute purement et simplement en 2006
par le gouvernement, en lien avec les instances de l’Union
Européenne, vient d’obtenir une grande victoire pour sa
relégalisation, pied de nez à la croisade
anticommuniste et négationniste de l’UE. Cette campagne
que Domenico Losurdo, le Gramsci d'aujourd'hui, qualifie à
juste titre de « légende noire du stalinisme »
est le signe que le spectre du communisme hante à nouveau la
vielle Europe et la peur commence à s'installer au sein de la
bourgeoisie impérialiste arrogante qui décrétait
il y a à peine 20 ans « la fin de l'histoire » !
Nous relayons ici la déclaration du président de cette
organisation, à laquelle le RCC adresse toutes ses
félicitations !
Publications
antérieures sur la KSM: Déclaration
de la Coordination et Texte
de soutien
Ce
premier septembre 2009, l'Union des Jeunes Communistes de République
Tchèque (KSM) a reçu le jugement prononcé par la
Cour Suprême Administrative de République Tchèque
concernant le problème de l'illégalisation du KSM. La
Cour, sur base du très bon recours de la KSM, a annulé
le jugement prononcé par la Cour Municipale de Prague en 2008.
Celui-ci rejetait tout recours du KSM contre la décision du
Ministère de l'intérieur de République Tchèque
de mettre la KSM dans l'illégalité. La Cour Suprême
a aussi restitué le cas de la KSM à la Cour Municipale
de Prague. Le jugement de la Cour Suprême s'est fait sans
présenter aucune raison.
La
raison officielle de l'illégalisation da la KSM par le
Ministère de l'intérieur de République Tchèque
en 2007 était « le but de la KSM de remplacer la
propriété privée des moyens de production par la
propriété collective des moyens de production ».
La raison pour dissoudre la KSM était la motivation des jeunes
pour lutter pour une autre société qui ne serait pas
basée sur les principes capitalistes.
Cette
étape franchie par le Ministère de l'intérieur a
provoqué un désaccord important dans la majorité
de la population tchèque. La pétition en soutien au KSM
a été signée par des milliers de citoyens de
République Tchèque. La protestation contre la décision
du Ministère de l'Intérieur a été par
exemple soutenue par les organisations des premiers combattants
contre le fascisme et par des membres de la résistance. La
pétition des associations civiques est venue de l'initiative
d'activistes étudiants qui dénoncent les démarches
du Ministère de l'intérieur contre la KSM. Le soutien à
la KSM a été également exprimé par
certains partis politiques tchèques. Grâce à
l'initiative des députés du Parti Communiste de Bohème
et Moravie (KSCM), la procédure du Ministère de
l'Intérieur a été discutée à la
Chambre des députés du Parlement.
L'initiative
du Ministère de l'intérieur a été
considérée avec beaucoup d'attention à
l'étranger. Des centaines de jeunes, étudiants et
syndicats ont protesté à l'étranger. Des
milliers ont adressé leurs indignation au ministère de
l'intérieur et aux ambassades tchèques, parmi lesquels
des parlementaires. Des actions de protestation ont également
eu lieu en face de nombreuses ambassades tchèques à
l'étranger.
Le
jugement de la Cour Administrative suprême pour l'affaire de la
KSM est un pas très positif dans la lutte pour la légalité
de la KSM, contre l'anticommunisme et le développement
anti-démocratique en République Tchèque.
Milan
Krajca, Président de l'Union des Jeunes Communistes (KSM)
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