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L'entreprise
Akébono, qui compte 170 salariés, se situe dans
la zone industrielle « Artoipole » près
d'Arras dans le Pas de Calais. Elle produit des plaquettes de freins
pour Toyota, Mercédès, Audi et Bosch. Elle est même
la seule entreprise en Europe à produire ce genre de pièces.
A ce titre, elle est un sous-traitant de l'industrie automobile. A ce
titre, elle est aussi une pièce maîtresse dans la
production à flux tendu imposée par le patronat. Si les
travailleurs de cette usine décident de stopper la production
Toyota, Mercedes, Audi et Bosch se retrouvent sans plaquettes de
freins.
Et les
ouvriers l'ont bien compris. Ils ont décidé mardi de se
mettre en grève et de bloquer complètement la
production.
Que
revendiquent-ils? Pas grand-chose au regard de ce que les
actionnaires empochent chaque année. 100 euros supplémentaires
par mois, la rémunération du chômage partiel à
hauteur de 75% et le paiement des jours de grève.
Chez
Akébono comme ailleurs les directions profitent de la
crise pour restructurer, délocaliser, baisser les salaires,
aggraver les conditions de travail... Bref pour exploiter plus.
Pourtant
chez Akébono comme ailleurs, les salariés
sont les seuls producteurs de richesses. Chez Akébono
comme ailleurs, les actionnaires sont les seuls profiteurs de
richesses. D'un côté il y a donc ceux qui produisent
les richesses, de l'autre ceux qui les accaparent. Ainsi que
l'écrivait Karl Marx: « dans cette
société, ceux qui travaillent ne gagnent pas et (…)
ceux qui gagnent ne travaillent pas. »
Aussi
chez Akebono, comme chez Faurecia à Auchel,
comme chez Hacot à La Gorgue, comme chez Collaert
à Steenbecque, comme à la Redoute, aux Trois
Suisses, à l'EDF, dans la Santé... la lutte des
travailleurs est légitime. Les revendications sont les mêmes.
La lutte est la même.
C'est
pourquoi aucune lutte ne doit rester isolée. Aucune lutte ne
doit rester cachée. Chaque travailleur en lutte doit savoir
que dans l'usine d'à-côté, dans les services
publics de sa ville, d'autres travailleurs luttent pour les mêmes
raisons. Emploi, salaires, conditions de travail... La vie en somme.
Celle que le patronat, les actionnaires volent et violent chaque jour
dans leur recherche effrénée du profit maximum.
La
Coordination communiste 59/62 soutient les travailleurs en
lutte chez Akebono comme partout. Elle veut les
assurer de son entière solidarité. Elle appelle les
salariés à se regrouper, à s'organiser et à
faire connaître leur lutte au plus grand nombre. Elle appelle
les organisations syndicales à tout faire pour faciliter la
convergence des luttes contre l'ennemi de classe et pour la
satisfaction des revendications communes des salariés du Nord
et du Pas de Calais.
Oui,
contre le capitalisme la lutte continue ! Et elle s'amplifie !
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